lourdaud, aude

LOURDAUD, AUDE

(lour-dô, dô-d') s. m. et f.
Personne lourde d'esprit et de corps.
Pour rendre par étude un lourdaud plus adroit [RÉGNIER, Sat. X]
Un lourdaud libéral auprès d'une maîtresse, Semble donner l'aumône alors qu'il fait largesse [CORN., Ment. I, 1]
Je tombai de votre galère, Comme un lourdaud, dans l'onde amère [SCARR., Virg. VI]
Ne forçons point notre talent ; Nous ne ferions rien avec grâce ; Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse, Ne saurait passer pour galant [LA FONT., Fabl. IV, 5]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Il fut, ce truis [je trouve] un labourierres.... Qui moult iert [était] lordes et lunages [lunatique]... Tant lourdas vilain... [GAUTIER DE COINCI, p. 618]
  • XVIe s.
    Ils jugeoient qu'il ne seroit jamais qu'un lourdault et un niais [AMYOT, Fab. 2]
    Les tyrans faisoient largesse du quart de bled.... et lors c'estoit pitié d'ouïr crier vive le roy ! les lourdauds n'advisoient pas qu'ils ne faisoient que recouvrer partie du leur [LA BOËTIE, Servit. volont.]

ÉTYMOLOGIE

  • Dérivé de lourd ; wall lourdâ.