loure

LOURE

(lou-r') s. f.
Vieux mot qui signifiait musette, et qui a pris le sens de la danse à la loure, comme gigue le sens de danse au violon.
Sorte de danse grave de paysans dont l'air, qui porte le même nom, se bat à deux temps, et d'un mouvement marqué.
Si l'archevêque de Paris s'avisait à la grand'messe de danser une loure ou une chaconne [VOLT., Dial. 21]
Pour le style [dans Zaïre], il ne faut pas s'attendre à celui de la Henriade ; une loure ne se joue point sur le ton de la descente de Mars [ID., Lett. Formont, 15 déc. 1732]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Et moy, j'ay bien perdu ma loure toute entiere, Que Pernet deroba dedans ma panetiere [RONS., 743]

ÉTYMOLOGIE

  • On a indiqué le vieux scandinave lûdr, danois luur, flûte de berger. D'autres regardent loure comme une altération de outre (d'une cornemuse), avec agglutination de l'article. Ne pourrait-on pas songer au latin lura, sacoche, bourse, et, par suite, musette ?

loure

LOURE. s. f. T. de Musique. Sorte de danse grave dont l'air, qui porte le même nom, se bat à deux temps, et d'un mouvement marqué. Jouer, danser une loure.

louré

LOURÉ, ÉE. participe