lucre

(Mot repris de lucres)

lucre

n.m. [ du lat. lucrum, gain, profit ]
Litt. Profit recherché avec avidité : Esprit de lucre.

LUCRE

(lu-kr') s. m.
Profit qui se tire d'une industrie, d'une opération quelconque.
Beaucoup de peine et peu de lucre ! [BÉRANGER, Jacques.]
Terme de casuistique. Lucre cessant, cas où l'on peut, sans usure, exiger au delà du principal qu'on a prêté, parce que la supposition est qu'on se fait payer non de l'intérêt, mais du dommage, vu qu'on n'est point obligé de procurer le bien d'autrui à son désavantage ; ici le dommage est dans la privation de gain, lucrum cessans, qu'on éprouve quand on prête son argent à autrui, au lieu de l'employer soi-même au commerce, à l'industrie, à l'agriculture, etc.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Lucre [OUDIN, Dict.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. lucrum.

lucre

LUCRE. n. m. Profit plus ou moins licite qu'on recherche dans une entreprise. Avoir le goût du lucre.

lûcre


LûCRE, s. m. [1re lon. 2e e muet.] Gain, profit qui se retire d'un négoce, d'un travail mercenaire, d'un emploi, d'une charge. "Travailler pour le lûcre. "Être ataché au lûcre. "Il ne considère pas le lûcre, mais l'honeur dans cette afaire. St. famil.
   Rem. Ce mot n'est pas du beau style. On dit plutôt gain, profit. Le mot de lûcre anonce quelque chôse de bâs dans les sentimens de celui qui le recherche. On ne doit guère s'en servir que dans le comique ou le critique. "Ces Héros, sans être tout-à-fait désintéressés, ne semblent pourtant pas avoir précisément le lûcre pour objet. Linguet. "Persone ne sait mieux que lui que dans le commerce il n'y a pas de petit lûcre. Id. — Il n' est pas si bien placé dans l'Hist. des Révol. Rom. "C'étoit le lucre qui l'y attiroit; mais la proie étoit renfermée dans un château, sîtué sur la croupe d'une montagne. Vertot. Ce mot n'est pas digne, ce me semble, du style et de la gravité de l'histoire.

Traductions

lucre

בצע (ז), בצע כסף (ז), בֶּצַע

lucre

lucro

lucre

lucro