luminaire

(Mot repris de luminaires)

luminaire

n.m. [ du lat. luminare, lampe, astre ]
Tout appareil d'éclairage : Le rayon des luminaires d'un hypermarché.

LUMINAIRE

(lu-mi-nê-r') s. m.
Il se dit de tout flambeau ou collection de flambeaux. Le luminaire dans une soirée, l'ensemble des flambeaux qu'on y allume. Le luminaire dans une église, torches et cierges dont on s'y sert.
Les capucins de Meudon se relevèrent à prier Dieu auprès du corps [du fils de Louis XIV], sans aucune tenture ni luminaire que quelques cierges [SAINT-SIMON, 293, 26]
Si mon maître pouvait être fait légataire, Je ferais de bon cœur les frais du luminaire [du service] [REGNARD, Légat. I, 1]
Dans un sens restreint, un seul flambeau ; cela ne se dit guère que dans le style biblique et en parlant des corps célestes qui éclairent.
Ô soleil, ô grand luminaire [MALH., II, 3]
Qu'il y ait de grands luminaires qui partagent le jour et la nuit [BOSSUET, Hist. II, 1]
Fig.
Bien que tout l'ordre ecclésiastique lui tende [à saint François d'Assise] les bras comme à un homme qui devait être un de ses plus beaux luminaires [BOSSUET, Panég. St Franç. d'Assise, 2]
Terme d'astrologie. Les luminaires du temps, le soleil pour ceux qui sont nés le jour, et la lune pour ceux qui sont nés la nuit.
Trivialement. La vue.
Oui, je devais au dos avoir mon luminaire [MOL., l'Ét. I, 8]
Un carrosse sexagénaire D'abord s'offre à mon luminaire [J. B. ROUSS., Lettre à Lafosse.]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E dunad le peis [poids] de la merveilluse vaissele que de or que de argent, e des chandelabres e des luminaries e des tables [, Rois, p. 244]
  • XIVe s.
    Et ce fist-il [un miracle], pour qu'il fut luminaire de foy et de creance aux presens et à ceux qui après eux viendroient [, Chron. de St-Denis, t. I, f° 134, dans LACURNE]
  • XVe s.
    Ma doulce amie debonnaire, Dont vous vient ce beau luminaire ? Oncques ne vys sy grant clarté, la Nat. de N. S. J. C. Myst. C'estoit chose merveilleuse du luminaire [aux funérailles de Charles VI], qui estoit depuis la porte Sainct-Denys jusques à l'eglise [JUVÉNAL DES URSINS, 1422]
    Et fut la paix criée en leur ville, et furent feux luminaires [illuminations] et carolles [danses] de joye [O. DE LA MARCHE, Mém. liv. I, p. 407, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Un jour, elevant mon luminaire [mes yeux], j'apperceus les cataractes du ciel jà estre ouvertes [, Alector roman, p. 51, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. fictif, luminare, ensemble de lumières, dérivé de lumen, luminis, lumière.

luminaire

LUMINAIRE. n. m. Corps naturel qui éclaire. Il n'est employé, en ce sens, que dans le style de l'Écriture : Dieu fit deux grands luminaires, l'un pour présider au jour, et l'autre pour présider à la nuit.

Il désigne aussi Ce qui sert à éclairer et en particulier les cierges dont on se sert à l'église pour le service divin. La quête sera faite pour le luminaire, pour entretenir le luminaire. Le luminaire d'un enterrement.

luminaire

Luminaire, Lychnus lychni.

luminaire


LUMINAIRE, s. masc. [Luminère: 3e è moy. et long, 4e e muet.] Il ne se dit plus que dans le langage de l'Écritûre. Dieu fit deux grands luminaires, etc. et des cierges dont ont se sert pour le service divin. "Tant pour le luminaire de l'Église. "Le luminaire d'un enterrement. = En style proverbial et plaisant, on dit le luminaire pour la vûe. "Il a usé son luminaire à force de lire, de travailler. = * Mascaron a dit autrefois dans une Oraison Funèbre. "Le signe du lion n'est jamais plus brillant... que lorsqu'ils est joint au Soleil, et qu'il reçoit un redoublement d'ardeur de la conjonction de ce grand luminaire. — Cela paraîtrait aujourd'hui burlesque et de mauvais goût.

Traductions

luminaire

lamp, lightluminaria (lyminɛʀ)
nom masculin
objet qui sert à éclairer

luminaire

[lyminɛʀ] nmlamp, light