lyre

(Mot repris de lyres)

lyre

n.f. [ gr. lura ]
Instrument de musique à cordes pincées, utilisé dans l'Antiquité et au Moyen Âge : Orphée et sa lyre.

lyre

(liʀ)
nom féminin
instrument à cordes pincées qui ressemble à une petite harpe On jouait de la lyre pendant l'Antiquité et au Moyen Âge.

LYRE

(li-r') s. f.
Instrument de musique à cordes, en usage parmi les anciens.
Vous rencontrerez une troupe de prophètes qui descendront du lieu haut, précédés de personnes qui ont des lyres et des harpes [SACI, Bible, Rois, I, X, 5]
David et tout Israël jouait devant le Seigneur de toutes sortes d'instruments de musique, de la harpe, de la lyre, du tambour, des cistres et des timbales [ID., ib. II, VI, 5]
Dans un sens spécial, chez les anciens, instrument à sons graves, formé par deux branches, soutenant un barreau sur lequel étaient placées des cordes qui sonnaient à vide.
Par la lyre on entend ici généralement tout instrument de musique, dont les cordes sont tendues à vide [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. XI, 1re part. p 247, dans POUGENS.]
Chez les modernes, sorte de guitare où la touche était placée entre deux branches recourbées comme celles de la lyre antique ; cet instrument très peu maniable était à la mode sous le Directoire et au commencement de ce siècle. Fig.
Le même auteur [Dieu].... a donné aux oiseaux leurs chants si divers, et leur a mis dans l'estomac et le gosier une espèce de lyre et de guitare, pour annoncer, chacun à leur mode, les beautés de leur créateur [BOSSUET, Élévat. sur myst. V, 1]
Chez les Grecs, le nombre des cordes de la lyre a varié ; mais la plus ancienne et la plus usitée étant la lyre à sept cordes ; même à Sparte il fut défendu d'innover à cet égard, Fig. Ajouter une corde à sa lyre, prendre dans ses vers un nouveau ton, traiter un nouveau sujet.
Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain [V. HUGO, Feuilles d'automne, XL.]
Fig. Le talent du poëte, l'action de faire des vers. La lyre d'Homère. La lyre de Pindare.
Malherbe avec Racan parmi les chœurs des anges, Là-haut de l'Éternel célébrant les louanges, Ont emporté leur lyre [LAFONT., Épître VIII]
Je consacre ma lyre à la céleste charité [RAC., Cantiques, I]
.... Mille fois Ta louange a monté ma lyre avec ma voix [A. CHÉN., Élég. 28]
Quittez la lyre, ô ma Muse, Et déchiffrez ce mandat ; Vous voyez qu'on vous accuse De plusieurs crimes d'État [BÉRANG., Muse en fuite.]
Impose donc silence aux plaintes de ta lyre ; Des cœurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ; Mais toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire Un généreux orgueil ! [LAMART., Méd. I, 14]
Quelquefois seulement, quand mon âme oppressée Sent en rhythmes nombreux déborder ma pensée, Au souffle inspirateur du soir, dans les déserts, Ma lyre abandonnée exhale encor des vers [ID., ib. I, 20]
Prendre, accorder sa lyre, se disposer à faire des vers. Quitter, déposer, suspendre sa lyre, cesser de faire des vers. Les maîtres de la lyre, les grands poëtes.
Tels dans leurs fictions les maîtres de la lyre Représentent les dieux, enfants de leur délire Dans l'oubli du nectar laissant les cieux déserts [GILB., Ode à Monsieur.]
Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère septentrional.
Terme de zoologie. Nom vulgaire et spécifique de deux poissons : le callyonyme lyre (acanthoptérygiens), dit aussi lavandière et lacert, et la trigle lyre (acanthoptérygiens). Nom vulgaire et spécifique d'un oiseau, le ménure lyre (gallinacés). Lyre de David, coquille du genre harpe.
Terme d'anatomie. Surface inférieure de la voûte à trois piliers du cerveau, où l'on remarque deux lignes longitudinales auxquelles viennent se rendre d'autres lignes transversales ou obliques.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E David e tuz ces [ceux] de Israel juerent devant nostre seignur od multes manieres d'estrumens, od harpes, e lires, e tympans, e frestels, e cymbals [, Rois, p. 139]
  • XVIe s.
    Seigneur, change et monte ma lyre, Afin qu'au lieu du vain martyre Qui se paist des cœurs ocieux.... [DESPORTES, Œuvres chrest. XVIII, Ode.]
    Adieu, vieille forest, le jouet de zephyre, Où premier j'accorday les langues de ma lyre [RONS., Contre les bûcherons de la forêt de Gatines]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. esp. et ital. lira ; du lat. lyra.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • LYRE. Ajoutez :
  • Engin en forme de lyre destiné à suspendre quelque chose.
    Suspensions et lyres pour lampes [, Alman. Didot-Bottin, 187172, p. 1063, 1re col.]

lyre

LYRE. n. f. Instrument de musique à cordes, qui était en usage chez les anciens. Jouer de la lyre. Les poètes grecs, en chantant leurs vers, s'accompagnaient de la lyre.

Il s'emploie aussi parfois dans certaines phrases figurées, où il désigne l'action de faire des vers et le genre auquel se consacre le poète. Ainsi on dit : La lyre d'Anacréon chantait les plaisirs, celle de Pindare célébrait les vainqueurs. Prendre, accorder sa lyre. Quitter, déposer, suspendre sa lyre. Les maîtres de la lyre.

Toute la lyre, signifie dans le langage familier toute la série de choses du même genre. Nous avons eu des cris des larmes, des reproches, des injures et toute la lyre.

lyre

Lyre instrument musical, Lyra, Chelis.

Qui joüe de la lyre ou chante sur la lyre, Lyricen.

lyre


LYRE, s. f. LYRIQUE, adj. [Lîre, 1re lon. Lirike.] Lyre, instrument à cordes, en usage chez les Anciens. = Poésie, Poète Lyrique, se dit tantôt des Odes, tantôt des Opéra.

Traductions

lyre

Leier

lyre

lyre

lyre

lier

lyre

כינור דוויד (ז), נבל (ז), קתרוס (ז), כִּנּוֹר דָּוִד, נֵבֶל, קַתְרוֹס

lyre

lira

lyre

Lyra

lyre

lyre

lyre

Lyyra

lyre

Lyra

lyre

[liʀ] nflyre