médiat, ate

MÉDIAT, ATE

(mé-di-a, a-t') adj.
Terme didactique. Qui n'a rapport à une chose que moyennant un intermédiaire. Cause médiate. Juridiction médiate.
La manière médiate la plus remarquable de nous former des idées, est celle qui se fait par abstraction [DU MARSAIS, Œuv. t. V, p. 312]
Princes médiats, ceux qui ne tiennent point leurs fiefs directement de l'empire d'Allemagne. Territoires médiats, villes médiates, etc. territoires, villes, etc. qui ne sont pas sous la souveraineté directe.
Quand on dit que l'Allemagne fut libre alors, il faut l'entendre des princes et des villes impériales ; car, pour les villes médiates, elles sont sujettes des grands vassaux auxquels elles appartiennent [VOLT., Ann. Emp. Ferdinand III, Tableau.]
La réponse de Berne à l'un et à l'autre fut un ordre conçu dans les termes les plus formels et les plus durs de sortir de l'île et de tout le territoire médiat et immédiat de la république, dans l'espace de vingt-quatre heures, et de n'y rentrer jamais sous les plus grièves peines [J. J. ROUSS., Confess. XI]
Insertion médiate, insertion qui ne correspond pas avec le point d'émergence de l'organe inséré.
Terme d'anatomie générale. Principes médiats, nom donné aux acides, aux bases et autres composés qu'on obtient par double décomposition ou par dédoublement des sels et des autres corps composés qui constituent immédiatement la substance organisée ; ce nom a été quelquefois étendu aux corps simples eux-mêmes dont sont formés ces principes médiats, mais on les nomme plus exactement éléments généraux, communs ou chimiques.
Terme de médecine. Auscultation médiate, auscultation pratiquée à l'aide du stéthoscope, et non, ce qui est l'auscultation immédiate, à l'aide de l'oreille seule.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. mediatus, de mediare, servir de milieu.