mége ou meige

MÉGE ou MEIGE

(mè-j') s. m.
Nom donné dans quelques provinces et dans la Suisse aux médicastres.
Il employa l'autorité qu'il avait dans ce conseil, à faire une guerre assez vive à ces hommes connus en Suisse sous le nom de meiges, qui surprennent la confiance du peuple à qui ils paraissent d'autant plus habiles qu'ils se vantent de n'avoir rien appris [CONDORCET, Haller.]
Les meiges et les charlatans sont un des plus grands fléaux du peuple ; il est indispensable d'en purger la société [MIRABEAU, Sur l'éducation politique, 1er discours]
Des rebouteurs et des méges impudents abusent du titre d'officiers de santé pour couvrir leur ignorance et leur avidité [FOURCROY, Rapport sur la loi du 19 ventôse an X]

ÉTYMOLOGIE

  • Anc. franç. mege ; provenç. metge, mege ; espagn. et ital. medico ; du lat. medicus, qui, ayant l'accent sur me, a donné mege régulièrement (voy. MÉDECIN).