mémé

mémé

n.f.
1. Grand-mère, dans le langage enfantin.
2. Fam., péjor. Femme d'un certain âge.

mémé

(meme)
nom féminin familier
1. grand-mère Je suis venu avec ma mémé.
2. péjoratif vieille femme Elle regardait les mémés qui jouaient aux cartes.

même

MÊME. adj. des deux genres. Qui n'est pas autre, qui n'est point différent. Dans ce sens, il s'emploie toujours avec l'article défini ou l'article indéfini. Pierre et Céphas, c'est le même apôtre. C'est le même homme, la même personne. Deux plantes de même espèce. Ils ont pris tous deux le même sujet. Une même affaire. Les mêmes raisons. Ce n'est qu'une seule et même chose. Cet homme est toujours le même. De quelle affaire vous occupez-vous? Je travaille toujours à la même. Aristote a dit... Le même a soutenu que... Donnez-nous du même vin. Il est habillé de la même couleur que vous. On vous fera le même traitement qu'on lui a fait. Vous nous avez servi de bon vin l'autre fois, donnez-nous du même.

Cela revient au même, C'est la même chose. Dans cette locution, Même est employé substantivement. On dit aussi Raisonner du même au même.

MÊME s'emploie sans article et se place immédiatement après un nom ou un pronom pour marquer plus expressément la personne ou la chose dont on parle. Moi-même. Vous- même. Soi-même. Lui-même. Nous-mêmes. Eux- mêmes. Cet homme est un autre moi-même. Ceci même. Cela même. Celui-ci même. Celui-là même. C'est le roi même qui l'a dit. Les Romains ne vainquirent les Grecs que par les Grecs mêmes.

Être soi-même, Ne pas démentir son caractère. Je l'ai trouvé tout abattu de ce revers, il n'était plus lui-même.

Faire une chose de soi-même, De son propre mouvement. Il a fait cela de lui-même. J'y suis allé de moi-même.

Il se met aussi après les noms qui désignent quelques qualités, pour exprimer qu'elles sont au plus haut degré dans la personne dont on parle. Dieu est la sagesse même, la miséricorde même. Cet homme est la valeur même. Cette femme est la bonté même.

MÊME est souvent employé comme adverbe; alors il signifie De plus, aussi, encore plus. Je vous dirai même. Quand même il me l'aurait dit. Lors même que je lui eusse parlé. Les plus sages même. Sa femme, ses enfants, ses amis même se sont dévoués pour lui. Il lui en coûta tout son bien et la vie même, même la vie. Il lui dit des injures et même le frappa.

Il s'emploie aussi pour renforcer l'opposition entre deux propositions contraires. Tant s'en faut qu'il l'ait voulu, que même il l'a défendu. Non seulement il n'est point avare, mais même il est prodigue.

À MÊME, loc. adv., s'emploie avec les verbes Être, mettre, laisser, etc.

Être à même, Être en état, être à portée, avoir la facilité de se procurer, de faire quelque chose qu'on désire. Vous êtes à même de vous renseigner. Peut-être serez-vous à même de me rendre ce service.

Mettre quelqu'un à même de faire quelque chose, Lui en procurer la facilité, les moyens. Je l'ai mis à même de gagner sa vie, de faire son chemin. Il m'a mis à même de l'obliger comme je le désirais. Nous avons été mis à même de nous expliquer.

Boire à même à une cruche, Boire à la cruche même. On dit aussi Boire à même la cruche, la bouteille, et par abréviation Boire à même, mordre à même.

DE MÊME, loc. adv. De même manière, de même sorte. Si vous en usez bien, il en usera de même. Faites de même. Il est sans mérite, il n'en est pas de même de vous. Pour vous, il n'en est pas de même.

DE MÊME QUE, loc. conj. Elle sert à exprimer une comparaison. De la même manière que, de la même façon que. L'adversité éprouve l'homme courageux, de même que le feu éprouve l'or. Ces deux membres de phrase peuvent s'intervertir, mais alors on met De même en tête du second. De même que le feu éprouve l'or, de même l'adversité éprouve l'homme courageux.

TOUT DE MÊME, loc. adv. De la même manière. Il aurait pu réussir tout de même avec d'autres moyens. Il est vieux en ce sens. Il s'emploie aujourd'hui abusivement dans le langage familier avec le sens de Malgré ce qui vient d'être dit, en dépit de ce qui est arrivé ou pourrait arriver. Il a fait tout ce qu'il fallait pour échouer; il a réussi tout de même. Quoique vous soyez en retard, entrez tout de même. Absolument, Tout de même, vous ne ferez pas cela.

même


MêME, pron. relat. [1re ê ouv. et long, 2e e muet.] Qui n'est point aûtre, qui n'est point diférent. "C'est le même homme, la même persone, le même pain, la même viande, etc. = Adv. Aussi, encôre. Je vous dirai même que, etc. "Quand même cela serait, etc.
   Rem. 1°. Quand même est pronom et adj. il se décline et prend une s au pluriel. "Les mêmes raisons. "Moi-même, toi-même, lui-même; nous-mêmes, vous-mêmes; eux-mêmes, elles-mêmes, etc. Il précède toujours le nom qu'il modifie, et il est précédé par l'article. "Le même homme, la même nouvelle, les mêmes accidens, etc. * Autrefois on suprimait souvent l'article. "Il chasse par même moyen des peuples abominables. Boss. On dirait aujourd'hui, par le même moyen. — On ne retranche l'article, dans l'usage actuel, que dans le style familier, ou en poésie.
   Le riche et l'indigent, l'imprudent et le sage,
   Sujets à même loi, subissent même sort.
       Rousseau.
= Quand même est adverbe, il s'écrit toujours sans s. On peut pourtant, et l'on doit pardoner aux Poètes, qui ont quelque-fois besoin d'une syllabe de plus, d'écrire mêmes.
   Que si mêmes un jour le lecteur gracieux,
   Amorcé par mon nom, sur vous tourne les yeux.
       Boil. Ép. X.
= 2°. L'Acad. dans les Sentimens sur le Cid, fait précéder même de l'art. indéf. de. "Ce n'est point stérilité, si l'on n'en veut accuser Homère et Virgile, qui répètent plusieurs fois de mêmes vers. Elle dirait aujourd'hui, les mêmes vers. = 3°. Généralement parlant, même, pronom, modifiant un substantif, ne soufre pas volontiers un autre adjectif, sur-tout, s' il précède le substantif. "Le Lord Bonville eut la tête tranchée... Thomas Kiriel eut le même indigne sort. Hist. d'Angl. Il semble que même, dans sa signification, désignant un raport à ce qui précède, il est inutile de le répéter par l'addition d'un adjectif, qui exprime ce qui a été déja dit. Après avoir dit que le Lord Bonville avait eu la tête tranchée, il sufisait de dire que Kiriel eut le même sort. Le même indigne sort est un anglicisme. — Cependant, dans les vifs mouvemens de l'éloquence, cette espèce de pléonasme peut faire un bon éfet. = 4°. Dans le sens comparatif, même demande la conjonction que, et non pas la prép. de. St. Évremont dit, parlant des Romains: "Les esclaves s'animoient du même esprit de leur maître. Il faut, du même esprit que leur maître. "Les Jurisconsultes, qui étaient du même ordre des (que les) Patriciens. Le Gendre. "Catualda eu le même sort de (que) Marobode. P. Barre. Hist. d'Allem. = 5°. On a dit autrefois, le même, pour la même chôse; et le P. Bouhours lui-même a employé cette expression. "On doit dire le même de cet endroit de Ciceron, etc. P. Rapin. "On pourroit conclûre le même touchant les décisions de la Foi. Boss. "Un Auteur moderne pense le même d'une autre manière. Bouh. — On dit encôre aujourd'hui, revenir au même, pour, à la même chôse. * L'Ab. Des Fontaines le joint au V. venir, contre l'usage. "Si cet Auteur (La Motte) ne se vengeoit pas (des critiques), on sait que quelques-uns de ses partisans savoient y supléer: ainsi cela venoit au même. = 6°. Même, placé devant un substantif, a un sens tout aûtre, que lorsqu'il est placé aprês. "Le même homme est l'idem vir des latins: l'homme dont on a déja parlé, dont il a été déja question. L'homme même, c'est homo ipse: l'homme lui-même. * Autrefois on ne marquait pas cette diférence, et on disait, en vers surtout, la même vertu, au lieu de la vertu même.
   De vos soupçons l'injuste violence,
   À~ la même vertu vient de faire une offence.
       Mol. D. Garcie
  Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu.
      Corn. dans le Cid.
Crébillon a dit aussi: la même innocence, pour l'innocence même.
   Non, le même innocence
   N'auroit pas un maintien plus rempli d' assurance.
— 7°. On peut dire, d'après l'Ab. Regnier, que même, dans la même phrâse, peut être regardé comme pronom, ou comme adverbe, suivant qu'il est devant ou aprês le subst. Ainsi, quand on dit: et Platon même croyait, même semble être dit pour lui-même. Au contraire, si l'on dit, et même Platon croyait, etc. même, ainsi placé, est indubitablement adverbe. — Cependant, si le nom est au pluriel, il me parait qu'on ne doit point mettre d's à même, quand il est seul, et qu'il n'est pas acompagné de quelque autre pronom. On doit dire, ce me semble, et les soldats même, et non pas mêmes, quoiqu'on dise fort bien, les soldats eux mêmes, avec une s. Cette remarque me fait croire que même est toujours adverbe dans ces ocasions, soit qu'il soit aprês ou devant le substantif. = 8°. Même s'emploie fréquemment à la suite, non seulement des pronoms personels, mais aussi des pronoms démonstratifs: ceci, cela même; celui-ci, celui-là même. Les pronoms personels qui prènent même à leur suite, sont moi, toi, lui, elle, vous, nous, eux, elles. "Moi-même, toi-même, etc. il suit alors le nombre dans lequel ces pronoms sont employés. Vous-mêmes, eux-mêmes, etc. Les Poètes prenaient aûtrefois la licence, tantôt de mettre une s au singulier pour gâgner une syllabe; tantôt de la retrancher au pluriel, parce qu'il y avait une syllabe de trop. Ménage aporte des exemples de l'une et l'autre licence, tirés de Marot, Malherbe, Le Moine, etc. On ne les pardoneroit pas aujourd'hui. Th. Corn. = Voltaire a dit encôre, dans ce siècle, nous-même, pour le faire rimer avec suprême. = 9°. Quand le pronom, joint à même, est aprês le verbe, il faut répéter devant, ou ce pronom, ou son correspondant. "Je l'ai fait moi-même; vous l'avez fait vous même; et ainsi des aûtres câs. Les phrâses suivantes ne sont donc pas exactes. "Vous êtes chargés de rendre la justice aux peuples; commencez par la rendre à vous-mêmes. Anon. Il falait, vous la rendre à vous-mêmes. Les compilateurs qui ont travaillé sous le nom de Harris; car on n'est redevable à lui-même que de l'Épitre Dédicatoire et de l'introduction de son Recueuil. Préf. de l'Hist. Gén. des Voy. Il falait, on ne lui est redevable à lui-même que de etc. = 10°. Soi-même, lui-même ont diférens sens. Se sauver, se perdre soi-même, c'est sauver ou perdre sa propre persone: "Il s'est sauvé lui-même; c. à. d. sans le secours d'autrui: il s'est perdu lui-même; c. à. d. par sa faûte. — Et ainsi des autres verbes, avec lesquels on peut mêtre soi-même sans préposition. "Il se loue lui-même, c. à. d. lui se loue, et les autres peut-être ne le louent pas. "Il se loue soi-même, c. à. d. il loue sa propre persone, et non pas celle d'un aûtre. On voit que lui-même est sujet de la phrâse, ou en tient lieu; et que soi-même est employé comme régime. Extr. du P. Bouhours et de M. Beauzée. = Étre soi-même, agir suivant son génie, son caractère. "C'est alors que Thérèse est plus elle-même, plus séraphique que jamais. L'Abé Du Serre-Figon.
   De-même, adv. On doit l'écrire sans s. Th. Corneille. De la même manière. "Elle est inconstante: toutes sont de même. "Je l'ai pensé de même. = Quand il est comparatif, il régit que devant les noms et les verbes. "Il est venu de même que moi. De même que le soleil est l'âme de l'Univers, ainsi un Roi l'est de son Royaume. On peut répéter de même à la place d'ainsi; de même un Roi, etc. * La Bruyère, en l'employant, fait suivre le verbe du pronom nominatif. "Demande-t-on à des Beliers qu'ils n'aient pas de cornes? De même n'espère-t-on pas de réformer par cette peinture des naturels si durs. — Il falait, de même l'on n'espère pas. Le pron. on est d'autant plus mal placé dans cette ocasion, qu'il done à la phrâse un ton d'interrogation qu'elle n'a pas dans le sens de l'Auteur. = De même doit être placé aprês le premier membre de la comparaison. La construction de la phrâse suivante est très-mauvaise. "Cette loi portoit de même sur les Puritains que sur les Catholiques. H. des Tudors. Il falait dire: portait sur les Puritains, de même que sur les Catholiques. = On ajoute quelquefois tout à de même. Je suis tout de même. "Il m' a ofensé tout de même que vous.
   À~ Même, adv. * On l'a dit autrefois pour en même tems. "À~ même que la prière fut faite, l'orage fut apaisé. Vaugelas trouvait cette façon de parler très-mauvaise, et elle est inusitée aujourd'hui. — Quelquefois, dit Th. Corn., on l'emploie à un autre usage, qui n'est pas reçu par ceux qui parlent correctement, c'est quand on dit, boire à même la bouteille. — Pluche s'est servi de cette locution. "Voilà le miel dans toute sa pûreté... mordez sans façon à même: jetez seulement la cire de côté. Spect. de la Nat. = Mettre à même et être à même de faire quelque chôse; c. à. d. mettre ou être à portée de le faire, doner ou avoir des facilités pour le faire, sont des façons de parler qui m'ont toujours paru bien bizârres, et qui certainement ne sont pas du beau style. De bons Auteurs s'en sont pourtant servi; mais je ne voudrais pas les imiter. M. L'Ab. Guénée et M. l'Ab. Grosier sont du nombre. On les troûve aussi dans l'Ann. Lit. "M. Linguet est certainement bien à même de se venger. Et dans le Mercûre. "Cette époque brillante met l'Auteur à même de rassembler... une multitude de faits et de découvertes, etc. — Le Traducteur du Voyage d'Anson l'emploie même avec le régime des noms. "Ce n'est pas un effort commun à des Matelots que de savoir se modérer sur l'usage des liqueurs fortes, lors qu'ils s'en trouvent à même. * Marivaux dit mettre en même, qui est encôre plus mauvais; mais c'est un valet qu'il fait parler. L'Acad. dit bien être, mettre, laisser à même; mais elle les dit sans régime. "Il vouloit lire, je l'ai mené dans un cabinet, l'ai mis à même, l'ai laissé à même, etc.

Traductions

mémé

grootmoe, oma

mémé

[meme] nf
(= grand-parent) → granny
(= vieille femme) → old dear