métayer, ère

MÉTAYER, ÈRE

(mé-tè-ié, iè-r') s. m. et f.
Fermier, fermière qui donne pour fermage la moitié des fruits.
Si certains morts revenaient au monde, et s'ils voyaient leurs grands noms portés et leurs terres les mieux titrées avec leurs châteaux et leurs maisons antiques possédés par des gens dont les pères étaient peut-être leurs métayers, quelle opinion pourraient-ils avoir de notre siècle ? [LA BRUY., VI]
Abusivement. Fermier en général.
Nos métayers sont des fripons qui vendent la poule au renard [P. L. COUR., 1re lettre particulière.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Bien se vanga dou grant domage Que li firent si moitaier [, Ren. 20467]
  • XIVe s.
    Eudeline, femme du mettoyer, qu'elle pense des oes [oies], oisons, coqs, gelines [, Ménagier, II, 3]
  • XVIe s.
    Metayer nous est aussi propre que le partiaire pour le latin, l'un prenant sa derivation de partiri, et l'autre du mot de moitié [PASQUIER, Recherches, liv. VIII, p. 727, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. medietarius, du lat. medietas, partage par moitié, qui vient de medius (voy. MI) ; Berry, métais, qui vient d'une forme medietensis.