môle

môle

n.m. [ de l'it. molo ]
Ouvrage en maçonnerie qui protège l'entrée d'un port ou divise un port en bassins.

môle

(mol)
nom masculin
grand mur qui protège l'entrée d'un port Les vagues passent par-dessus le môle.

MÔLE1

(mô-l') s. f.
Terme de médecine. Embryon informe consistant en un simple sac cutané, sans organes distincts, renfermant quelquefois des portions d'os, des dents, etc. Ces môles sont quelquefois appelées vraies môles ou môles légitimes.
Fausses môles, nom donné à des concrétions sanguines retenues dans la matrice, à des corps charnus ou fibreux, à des polypes.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Extraire un enfant mort, ou l'arriere fais, ou une mole, ou autre mauvais germe hors le ventre de la mere [PARÉ, Introd. 2]
    Mole vivante [adhérente], mole avortante [libre et caduque] [ID., XVIII, 41]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. mola ; dit ainsi par assimilation de forme à une meule de moulin. L'assimilation, bien que singulière, est certaine puisque la môle se dit en latin mola.

MÔLE2

(mô-l') s. m.
Massif de maçonnerie placé au-devant d'un port pour le mettre à couvert de l'impétuosité des vagues et en empêcher l'entrée aux vaisseaux étrangers. Le môle de Naples. Cette ville a deux grands môles semblables à deux bras qui s'avancent dans la mer.
Ce môle servira à poser un phare, et fera que les marées n'entreront avec tant de violence dans le havre, et de plus que, lorsque le vent donnera d'un côté, on pourra sortir par l'ouverture opposée [FOURNIER, Hydrographie, II, 6 (1643), dans JAL]
Anciennement, par métonymie, le port lui-même.
M. de Cotolendy, consul des Français [à Livourne], me vint voir ; duquel m'étant informé de l'état de toutes choses, me dit qu'il y avait quinze ou seize vaisseaux hollandais mouillés dans le môle pêle-mêle avec autant de français et d'anglais, [, Lett. de Martel au roi, 1672, dans JAL]
Nom donné, dans la ville de Rome, au tombeau de l'empereur Adrien ; il est connu sous le nom de château ou fort Saint-Ange, à cause d'un ange qui le surmonte. On dit quelquefois au féminin : la môle d'Adrien.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Plus est ferms que la pierre qui siet sur vive mole ; Vicaires est saint Piere.... [, Th. le mart. 86]
  • XVIe s.
    Les citadins de Thalasse estoyent sur le mole accouruz pour veoir l'embarquement [RABEL., Pant. IV, 1]
    Estans sus le moule et de loing voyans les mariniers et voyagiers dedans leurs naufz en haulte mer [ID., ib. III, 21]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. moles, masse, tas.

MÔLE3

(mô-l') s. f.
Fil de laiton qui sert à faire les têtes d'épingles.

MÔLE4

(mô-l') s. m.
Synonyme de molet 1.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    5. MÔLE (mô-l'), s. m. Nom d'un poisson de la famille des plectognathes.
    Ce poisson énorme est le môle, dit poisson lune, nom qui lui vient de ce qu'on le prendrait de loin pour l'image de la lune réfléchie dans le miroir des eaux [, Journ. offic. 28 août 1876, p. 6648, 2e col.]

môle

MÔLE. n. m. Massif de maçonnerie construit à l'extrémité d'une jetée, à l'entrée d'un port. Les vagues passaient par-dessus le môle.

En termes d'Antiquités, Le môle d'Adrien, Le tombeau de cet empereur à Rome.

môle


MôLE, s. m. et fém. [1re lon. 2e e muet.] Il y a une transposition ridicule dans le Dict. Gram. sur le genre de ce mot. On le dit fém. quand il signifie une jetée de pierre, et masc. en termes d'Anatomie: c'est tout le contraire. Il est masc. dans le 1er sens, et fém. dans le 2d: un môle est une jetée de pierres à l'entrée d'un port: une môle est une masse de chair informe et inanimée, dont les femmes acouchent quelquefois au lieu d'enfant.

Traductions

môle

Pier

môle

jetty, mole

môle

Мол

môle

[mol] nmjetty