magister

MAGISTER

(ma-ji-stèr) s. m.
Maître d'école de village.
Deux hommes, l'un vêtu de noir comme un magister de village, et l'autre de gris qui avait bien la mine d'un sergent [SCARR., Rom. com. II, 6]
Pour moi, j'ai déjà vu le maritime empire, J'ai passé les déserts, mais nous n'y bûmes point ; D'un certain magister le rat tenait ces choses... [LA FONT., Fabl. VIII, 9]
Un magister s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'œil se fit apostropher [J. B. ROUSS., Épigr. I, 25]
J'aimerais mieux être magister de Chaillot ou de Vaugirard, que président de la plus brillante académie étrangère [D'ALEMB., Lett. à Volt. 13 août 1765]
Magister n'est plus le nom des maîtres d'école ou instituteurs, et il ne se dit encore que comme souvenir d'une ancienne dénomination.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Au regard des gages du magister, appointez en avec luy ; car autrement il ne demeurera pas, et me semble que jusques trente ou quarante francs luy pourrez bien donner ; car il faudra qu'il s'habille honnestement [GODEFROY, Observ. de Charles VIII, p. 746, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • C'est le mot latin magister gardé en français (voy. MAÎTRE).
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

magister

MAGISTER. (On fait sonner l'R.) n. m. Mot emprunté du latin. Maître d'école de village. Un magister de village. Il est vieux.

On l'emploie surtout aujourd'hui dans le sens péjoratif pour désigner un Pédant.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

magister


MAGISTER, s. m. [3e ê ouv. C'est un mot tout latin.] Maître d'École de village. Il ne se dit que par râillerie. Quand on ne veut pas se moquer, on dit Maître d'École.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788