majestueux, euse

MAJESTUEUX, EUSE

(ma-jè-stu-eû, eû-z') adj.
Qui a de la majesté.
Combien il [Charles 1er] était intrépide à la tête des armées, combien auguste et majestueux au milieu de sa cour [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
La princesse la plus majestueuse que la France ait vue, fut en même temps la mère la plus tendre [MASS., Or. fun. Madame]
C'était une princesse grande, majestueuse, fort bien faite [SAINT-SIMON, 50, 95]
Il se dit aussi des choses.
À ces saintes institutions, il ajouta des cérémonies majestueuses, des fêtes qui rappelaient la mémoire des miracles par lesquels le peuple d'Israël avait été délivré [BOSSUET, Hist. II, 3]
Comme un fleuve majestueux et bienfaisant, qui porte paisiblement dans les villes l'abondance qu'il a répandue dans les campagnes en les arrosant [ID., Louis de Bourbon.]
Accourez, peuples, venez contempler dans la première place du monde la rare et majestueuse beauté d'une vertu toujours constante [ID., Mar.-Thér.]
Ce port majestueux, cette douce présence.... [RAC., Bérén. I, 5]
D'un pas majestueux, à côté de ma mère, Le jeune Eliacin s'avance avec mon frère [ID., Athal. IV, 1]
Il [un roi conquérant] regardera les moments d'un repos sage et majestueux, comme une oisiveté honteuse et des moments qu'on dérobe à la gloire [MASS., Pensées, Des talents.]
Je ne regardais jamais la nature sans m'élever jusqu'aux pensées religieuses qui nous lient à ses majestueuses beautés [STAËL, Delph. 2e frag. 5e part.]
S. f. Majestueuse, espèce d'œillet.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. MAJESTÉ ; ital. maestoso. Majestuosus n'est pas latin ; mais il pourrait l'être, puisque le latin a voluptuosus. Du reste, ces formations, comme aussi montuosus, monstruosus, sont des imitations malentendues des formes correctes sumptuosus, quaestuosus, qui viennent de substantifs en us.