malandrin

(Mot repris de malandrins)

malandrin

n.m. [ de l'it. malandrino, voleur ]
Litt. Bandit de grand chemin ; voleur, brigand.

MALANDRIN

(ma-lan-drin) s. m.
Nom donné à des bandes de pillards qui, dans les longues guerres avec les Anglais, dévastèrent la France.
La France était infestée par des brigands réunis, nommés malandrins ; ils faisaient tout le mal qu'Édouard n'avait pu faire [VOLT., Mœurs, 77]
Par extension, brigand, vagabond.
Quand le chef des malandrins a bien tué et bien volé, il réduit à l'esclavage des malheureux dépouillés qui sont encore en vie [VOLT., Philos. Dieu et les hommes, 1]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Or regardez la nature des malandrins de ce pays [Naples] [FROISS., II, II, 138]
    Ni aller ils [les Français] n'osoient [en Écosse], fors en grans routes, pour les malandrins du pays qui les attendoient au pas [ID., II, II, 235]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. malandro, malandrino ; probablement de malandre : proprement lépreux, une sorte de lèpre ayant été nommée malandre. Cependant Diez y voit une contraction de mal-landrino, landra signifiant en italien une coureuse.

malandrin

MALANDRIN. n. m. Brigand, voleur de grand chemin, rôdeur. On appelait malandrins, au quatorzième siècle, des bandes de pillards qui infestaient la France.