manche

(Mot repris de manches)

1. manche

n.m. [ lat. manicum, de manus, main ]
1. Partie par laquelle on tient un instrument, un outil : Un manche à balai. Le manche d'un rateau.
2. Os apparent des côtelettes et des gigots.
3. Partie d'un instrument à cordes prolongeant la caisse, où sont fixées les chevilles tendant les cordes : Un manche de mandoline.
Être du côté du manche,
Fam. être du côté du plus fort.
Se débrouiller ou s'y prendre comme un manche,
Fam. se montrer incapable, maladroit.
Tomber sur un manche,
Fam. rencontrer une difficulté.

2. manche

n.f. [ lat. manica, de manus, main ]
1. Partie du vêtement qui entoure le bras : Un gilet sans manches. Manche ballon courte et bouffante
2. Au jeu, une des parties liées que l'on est convenu de jouer : Nous jouerons en deux manches et une belle.
Avoir qqn dans sa manche,
pouvoir influer sur ses décisions.
C'est une autre paire de manches,
Fam. c'est tout différent et plus difficile : Mettre en application cette idée, c'est une autre paire de manches.
Manche à air,
tube en toile placé au sommet d'un mât pour indiquer la direction du vent ; conduit métallique servant à aérer l'intérieur d'un navire.
Retrousser ses manches,
Fam. se mettre au travail avec ardeur.

3. manche

n.f. [ prov. mancho, quête ]
Faire la manche,
Fam. mendier.

MANCHE1

(man-ch') s. m.
Partie d'un instrument par où on le prend pour s'en servir.
L'homme enfin la prie humblement [la forêt] De lui laisser tout doucement Emporter une unique branche, Afin de faire un autre manche [LA FONT., Fabl. XII, 16]
Fig. Cet homme branle au manche, dans le manche, il est irrésolu et tenté de changer de parti, de dessein ; et aussi il est en danger de perdre sa place, la fortune, la vie. Fig. Jeter le manche après la cognée, abandonner une affaire par dégoût, par découragement.
Ne jetez pas, mon cher Enée, Le manche après votre cognée [SCARR., Virg. III]
Manche à balai, long bâton au bout duquel est un balai.
Tous les sorciers du siècle passé croyaient aller au sabbat sur une verge magique ou sur un manche à balai qui en tenait lieu ; et les juges, qui n'étaient pas sorciers, les brûlaient [VOLT., Dict. phil. Verge.]
Le manche de la charrue, que tient le laboureur et qui sert à déterminer la profondeur et la régularité du labour.
Manche de gigot, voy. GIGOT.
Le manche d'une basse, d'une contre-basse, d'un violon, d'une guitare, etc. pièce de bois collée à l'extrémité du corps de ces instruments, et servant non pas seulement à tenir l'instrument mais à porter les chevilles par le moyen desquelles on l'accorde ; c'est en posant les doigts de la main gauche sur le manche qu'on forme les différents tons. Savoir, connaître son manche, être sûr de son manche, savoir toucher les cordes avec justesse et précision.
Terme de marine. Nom donné par quelques marins à une sorte de poignée à plusieurs mains que l'on adaptait à une rame trop grosse pour être maniée par un seul homme.
Manche de couteau, nom vulgaire donné aux espèces de mollusques du genre solen.
Fig. Manche à sabre, gens qui ne sont bons qu'à donner un coup de sabre.
Les intérieurs d'âme que j'ai vus dans la retraite de Moscou m'ont à jamais dégoûté des observations que je puis faire sur les êtres grossiers, sur ces manches à sabre qui composent une armée [STENDHAL, Corresp. 21 mai 1843]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Au bois [le bûcheron] ala pur demander à chascun fust [arbre] qu'il pot trover, Dou quel il peüst menche prendre [MARIE, Fable 23]
    Un homme qui ilecques estoit lui monstra un coutel à un blanc manche qu'il tenoit en sa main [, Miracles St Loys, p. 131]
  • XIVe s.
    La main [il] giete au coustel, et si fort se revainge, Que partout lai [là] où fiert [il frappe], le boute jusqu'à mainge [, Girart de Ross. V. 1776]
  • XVe s.
    Tenant une masse d'or ; la teste estoit de fin acier tempré, et la manche bandée d'or et d'argent [, Perceforest, t. I, f° 155]
    Le suppliant, qui tenoit en ses mains ung harnois que on appelle podet de fer avecques son marge de bois [DU CANGE, marga.]
  • XVIe s.
    Et comme Cassius et quelques autres jettassent desjà les mains sur les manches de leurs espées par dessoubs leurs robbes pour les desguainer [AMYOT, Brut. 19]
    Je vous gardois ces joyeux propos à quand la paix seroit faite.... mais quand j'ai veu qu'il s'en faloit le manche [qu'on en était loin], et qu'on ne sçavoit par où le prendre.... [DESPER., Contes, I]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, main ; bourguig. moinche ; provenç. margue ; espagn. et portug. mango ; ital. manico ; d'un bas latin manicum, fait sur le modèle du latin manica (voy. MANCHE 2).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. MANCHE. s. m. Ajoutez :
    Fig. Se mettre du côté du manche, se mettre du côté le plus fort.

    ÉTYMOLOGIE

    • Ajoutez : Toutefois il faut noter que le latin classique manubrium, avec l'accent sur nu, était représenté dans la langue d'oïl par manoir, qui est une dérivation correcte : XIIe s.
      Quant icil Gothes talhievet la spessece des roinces, li fers saillanz fors du manoir chaït el bruec [au lac] [, li Dialoge Gregoire lo pape, 1876, p. 67]

MANCHE2

(man-ch') s. f.
Partie du vêtement où l'on met le bras.
Énéas essuyant ses joues De la manche de son pourpoint, Car de mouchoir il n'avait point [SCAR., Virg. V]
Les manches du chevalier font un bel effet à table ; quoiqu'elles entraînent tout, je doute qu'elles m'entraînent aussi ; quelque faiblesse que j'aie pour les modes, j'ai une grande aversion pour cette saleté [SÉV., 77]
De demi-pied les coiffures baissèrent, La gorge se couvrit, les manches s'allongèrent, à peine on leur voyait le petit bout du doigt [PERRAULT, Grisel. dans RICHELET]
Elle tira de ses longues manches de soie ses bras nus d'une forme admirable et d'une blancheur éblouissante [VOLT., Zadig, 13]
Manches de robes de femmes ; elles ont reçu différents noms suivant la mode. Manches plates. Manches à gigot, manches serrées au poignet, très larges et bouffantes auprès de l'épaule ; elles étaient fort à la mode sous Charles X. Manches à l'imbécile ou à la folle, manches très amples, fermées au poignet, et dans lesquelles on mettait de petits plombs à la hauteur du coude pour les faire pendre. Manches pendantes, bandes d'étoffe que l'on attache à de certaines robes de cérémonie. Manches d'avocat, de juge, de professeur. Manches d'anges, manches qui ne descendaient que jusqu'au coude. Tour de manche, garniture de ruban, de dentelle ou de fourrure, placée au-dessus de la manchette. Populairement. Jambes en manches de veste, jambes arquées. Tirer quelqu'un par la manche, le prendre par la manche de son habit.
Il fallut que mon ami le tirât longtemps par la manche et le secouât pour le faire descendre jusqu'à lui [MONTESQ., Lett. pers. 128]
Fig. Tirer quelqu'un par la manche, le faire souvenir de quelque chose, attirer son attention sur quelque chose.
Vraiment je serai fort aise que ce M. de Matignon tire un peu la manche du garde des sceaux en ma faveur [VOLT., Lett. d'Argental, 18 nov. 1735]
Fig. Tirer quelqu'un par la manche, insister pour qu'il demeure.
Je suis si aise de les voir partir, que je n'ai garde de les tirer par la manche pour les retenir [D'ALEMB., Lett. à Voltaire, 2 mars 1764]
Fig. Il ne se fera pas tirer la manche, par la manche, c'est-à-dire il fera volontiers telle chose, ou, en sens contraire, se faire tirer la manche, faire quelque chose avec peine.
On assure que le pape cordelier se fait beaucoup tirer la manche pour abolir les jésuites [D'ALEMB., Lett. au roi de Prusse, 7 août 1769]
Fig. Avoir une personne dans sa manche, en disposer à son gré.
Si j'avais dans ma manche une fille de cent mille écus que vous refusassiez dans l'espoir d'être heureux avec Mlle de Florigni, je vous approuverais [MAINTENON, Lett. à M. d'Aubigné, 19 sept. t. I, p. 148, dans POUGENS.]
Tenir quelque chose dans sa manche, l'avoir à sa disposition, en être assuré.
Ils tiennent à leur gré la fortune en la manche [RÉGNIER, Sat. III]
Moi.... Qui sais magie et noire et blanche, Qui tiens les diables dans ma manche [, Théât. ital. Arleq. Jason, sc. 1]
Fig. Tenir quelqu'un dans sa manche, disposer souverainement de quelqu'un, être en état d'en exiger tout ce qu'on voudra.
Vraiment, vous tenez toute la justice dans votre manche ; et voilà encore un nouvel appui que vous allez avoir au palais [DANCOURT, Femme d'intrigues, III, 1]
Fig. Être dans la manche de quelqu'un, être à sa disposition.
J'ai causé avec l'archevêque de Reims, qui vous est fort acquis ; son frère n'est point du tout dans la manche de Mme de Coulanges [SÉV., 1er déc. 1673]
Fig. Être à la manche de quelqu'un, le suivre, l'appuyer, le soutenir.
Mais aussi a-t-il [Jurieu] à sa manche, tout ce parti-là [la populace réfugiée] avec une préoccupation qui va presque jusqu'à la fureur [BAYLE, Lett. à Minutoli, 27 août 1691]
Mettre une chose dans sa manche, s'en saisir, s'en emparer. Populairement. Du temps qu'on se mouchait sur la manche, du temps qu'on était fort simple.
Cela est bon dans la première partie de notre histoire que nous nous mouchions sur la manche [DON QUICHOTTE, dans LE ROUX, Dict. comique.]
Ne pas se moucher sur la manche, être entreprenant, résolu, plein d'expérience. Se moucher sur la manche, vient sans doute de l'habitude qu'ont les enfants ou les gens malpropres de se moucher sur leur manche. Cordeliers à la grande manche, cordeliers rentés. Avoir la conscience large comme la manche d'un cordelier, ne se faire scrupule de rien. Fig. Il a la manche large, se dit d'un casuiste, d'un directeur relâché. Fausses manches, manches qu'on met par-dessus d'autres.
Outre les manches étroites de cette robe, on y avait adapté une autre paire de manches lesquelles étaient fendues pour laisser passer tout l'avant-bras, et flottaient à vide jusqu'à terre.... ces secondes manches coûtaient plus cher que les véritables, peut-être parce qu'elles ne servaient à rien ; on leur doit ce proverbe : c'est une autre paire de manches [MARCHANGY, Tristan le voyageur, ch. LIX.]
Fig. C'est une autre paire de manches, c'est une autre affaire, ce n'est pas la même chose. La conversation [dans une société où se trouvait Buffon] ayant commencé de la part de Mlle de l'Espinasse par des compliments flatteurs et fins.
... quelqu'un remarque avec éloge combien M. de Buffon avait su réunir la clarté à l'élévation du style.... " Oh ! diable, dit M. de Buffon, la tête haute, les yeux à demi fermés, et avec un air moitié niais, moitié inspiré, oh ! diable, quand il est question de clarifier son style, c'est une autre paire de manches ! " à ce propos, à cette comparaison des rues, voilà Mlle de l'Espinasse qui se trouble [MORELLET, Mémoires, ch. VI]
Voici bien une autre paire de manches, voici bien une autre affaire.
Gentilshommes de la manche, gentilshommes dont la fonction était d'accompagner les fils de France dans leur jeunesse ; ces gentilshommes accompagnaient partout les princes, et, comme l'étiquette ne leur permettait pas de les tenir par la main, ils ne les touchaient qu'à la manche ; de là leur nom.
M. le marquis de Louville, gentilhomme de la manche du duc d'Anjou, suivit en Espagne ce prince devenu roi de cette grande monarchie [FONTEN., Louville.]
Gardes de la manche, compagnie de vingt-cinq gentilshommes qui se tenaient de chaque côté du roi dans les cérémonies et toutes les fois qu'il allait à la chapelle. Fig. Il s'est fait mon garde de la manche, il ne me quitte pas.
S'étant fait mon garde de la manche, il se faisait une loi de ne me pas quitter d'un pas [J. J. ROUSS., Prom. 7]
La manche ou la bonne manche, nom, en Italie, du pourboire. Il eut tant pour la bonne manche.
Manche de velours, nom d'une sorte d'oiseaux du genre des fous, communs vers le cap de Bonne-Espérance, et qui ont le bout des ailes noir, et le reste du corps blanc.
Terme de marine. Tuyau ou conduit fait de cuir ou de toile, et servant à divers usages. Manche de pompe, tuyau goudronné, qui reçoit de la pompe l'eau qu'on en fait sortir.
Manche à vent, manche qui fait l'office de ventilateur.
Manche d'Hippocrate, sorte de filtre usité dans les officines, fait jadis de jonc, aujourd'hui fait de feutre en forme de pyramide ; on dit aussi chausse d'Hippocrate.
Fourneau à manche, ou, simplement, manche, nom d'un fourneau d'affinage pour les monnaies.
Terme de pêche. Filet en forme de cône.
10° Terme de géographie. Espace étroit de mer resserré entre deux terres.
À l'embouchure du fleuve Tistendall, près de la manche de Danemark [VOLT., Charles XII, 8]
Absolument, la Manche, le canal compris entre les côtes de France et celles d'Angleterre (on met une majuscule). Traverser la Manche. Département de la Manche.
11° Terme de jeux. Partie. Jouer en deux ou trois manches. Avoir une manche, avoir gagné une partie. Être manche à manche, avoir gagné chacun une partie. Au whist, la manche est une des parties liées qui composent le rob.
12° Au XVIe siècle, on appelait manches les ailes d'un bataillon. Manche de main droite. Manche de main gauche.

PROVERBE

    Il faudrait lui mettre du plomb dans la manche, se dit, en Normandie, à celui qui commet quelque étourderie ; locution tirée de l'ancien usage de mettre du plomb aux manches (voy. l'historique).

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    La couele e l'estamine out desuz cel [sous cet habit] li ber [saint Thomas] ; Mais de pans e de mances les out fait escurter ; Car ne voleit al siecle sa vie demustrer [, Th. le mart. 155]
  • XIIIe s.
    E fu atourné [décidé] que li prestre qui avoient capes e mances les averoient reondes [, Chr. de Rains, 88]
    Et vous en vostre mance arés Cent onces d'or que porterés [, Fl. et Bl. 2133]
    Aux festes et aus diemanches Ne metoit gans, ne vestoit manches, Tant que midis estoit passez [RUTEB., II, 164]
  • XVe s.
    S'il m'en venoit de nouvel ung à mon plaisir, bel et jeune, jà n'en seroit escondi, et ne me deuist laissier mance en bras [quand il ne devroit me laisser une chemise sur le dos] [, les Évang. des quenouilles, p. 106]
    Sa manche sera enfermée En deux poingnets de plomb pesant [, Rec. de farces, etc, p. 427]
    La chemise saint Loys, dont il fault [manque] une manche.... et une cedule de parchemin.... escripte de la main de monseigneur saint Loys des enseignements qu'il envoya à sa fille [DE LABORDE, Émaux, p. 481]
  • XVIe s.
    Pres mes amis honnestement J'aime mieux boire et mouiller l'anche, Que manger mon pain en ma manche [seul], N'ayant jamais contentement [JEAN LE HOUX, Vau de Vire, 12]
    Il tenoit la volonté de Gracchus en sa manche, et par puissance et par cognoissance ; ils estoient plus amis que citoyens [MONT., I, 214]
    Conscience plus large que la manche d'un cordelier [LANOUE, 97]
    Le sage a toujours une maladie ou un voyage en sa manche, pour s'en aider à sa necessité [MARG., Nouv. LXIII]
    Il faut couler la ptizane par une manche de drap, ou une serviette blanche [PARÉ, XXI, 17]
    Aucunefois n'estant de la partie, J'estoy si bien de mon faict advertie, Qu'autant de fois qu'une reste on gaignoit, Autant de fois la manche on me donnoit [DU BELLAY, VI, 164, verso.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. mangua, mancha, marga ; catal. manega ; espagn. manga ; ital. manica ; du lat. manica, dérivé de manus, main.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. MANCHE. s. f.
    Ajoutez :
  • Faire la manche.
    Chantant à la porte des cabarets et faisant la manche, c'est-à-dire quêtant après avoir chanté [PH. AUDEBRAND, l'Illustration, 27 janv. 1877, p. 51]
  • 12° Ajoutez :
  • Au XVIIe s. Le bataillon était partagé en trois manches ou sections.
    [Sous Louis XIV] Le bataillon se disposait sur six rangs, partagés en trois manches, les piquiers au centre,... [E. DE BARTHÉLEMY, Journ. offic. 26 mars 1876, p. 2135, 3e col.]

manche

MANCHE. n. m. Partie d'un instrument, d'un outil, par laquelle on le tient pour en faire usage. Le manche d'un couteau, d'une raquette, d'un battoir. Couteau à manche d'ivoire, d'ébène, de corne, d'argent. Le manche de cette faux est cassé. Cette cognée branle dans le manche. Manche à balai. Manche à gigot.

Le manche de la charrue, La partie de la charrue que tient le laboureur.

Le manche d'un gigot, La partie par où on le prend pour le découper.

Le manche d'une basse, d'une contrebasse, d'un violon, d'une guitare, etc., La partie où l'on pose les doigts de la main gauche pour former les tons différents.

Fig., Se mettre du côté du manche, Se mettre du côté du plus fort.

Prov. et fig., Branler au manche, dans le manche. Voyez BRANLER.

Prov. et fig., Jeter le manche après la cognée, Abandonner une affaire, une entreprise par chagrin, par dégoût, par découragement. Il ne faut pas, pour si peu, jeter le manche après la cognée.

En termes de Conchyliologie, Manche de couteau, Espèce de coquillage bivalve.

manche

MANCHE. n. f. Partie du vêtement dans laquelle on met le bras. La manche d'une chemise, d'une veste, d'un corsage, d'un manteau. Manche étroite, large, courte, longue, plate. Un gilet à manches, sans manches.

Fausses manches, Demi-manches de lustrine, de percaline qu'on met par-dessus les manches de son vêtement pour les protéger au cours de certains travaux.

Manches pendantes, Bandes d'étoffe que l'on attache à certaines robes de cérémonie.

Fig. et fam., Avoir une personne dans sa manche, En disposer à son gré.

Fig. et fam., Il a la manche large, se dit d'un Casuiste, d'un directeur de conscience d'une indulgence excessive.

Fig. et fam., Il ne se fera pas tirer la manche, par la manche, Il fera volontiers telle chose.

Fig. et fam., C'est une autre paire de manches, C'est une autre affaire, ce n'est pas la même chose. Voici bien une autre paire de manches, Voici bien une autre affaire.

En termes d'Arts et spécialement en termes de Marine, il se dit d'un Tuyau de cuir, toile, ou autre étoffe rendue autant qu'il est possible imperméable, servant à conduire des liquides ou des gaz d'un lieu dans un autre. Manches à vent, à air, Vastes tuyaux de toile ou de tôle d'acier qui font l'office de ventilateurs et qui conduisent l'air extérieur dans les entreponts et les parties basses du navire.

MANCHE, en termes de Géographie, se dit d'un Canal, d'un espace étroit de mer renfermé entre deux terres. La manche de Bristol.

Il se dit particulièrement de la Mer étroite comprise entre les côtes de France et celles d'Angleterre et qui, par le Pas de Calais, communique avec la mer du Nord.

MANCHE, en termes de Jeu, se dit d'Une des parties liées que les joueurs sont convenus de jouer. Il a gagné la première manche. Nous sommes manche à manche.

manche

Manche, penac. Ores est masculin, et signifie la partie et endroit de l'outil, par où lon l'empoigne pour en oeuvrer, Manubrium capulus, Et vient de ces deux mots Latins, Manus et Capio, comme si vous disiez Manucapium, que l'Italien de deux mots Latins corrompus dit Mánico, et l'Espagnol plus corruptement Mángo, Ainsi nous disons le manche d'un cousteau, (et neantmoins appelons l'empoigneure d'une espée, et d'un poingnard, poingnée, et non manche) le manche d'une coignée, d'un marteau, Cultri, bipennis, mallei manubrium, Et ores est feminin, et signifie ce qui couvre le bras, Manica, Ainsi l'on dit les manches de la chemise, du pourpoint, du saye, de la robbe, manches de maille, mais on n'appelle pas manches la couverture de fer de l'homme d'armes, ains braçals, Brachialia, a brachio, l'Italien dit Manica, et l'Espagnol Manga, où le François dit Manches, mais quant aux braçals, ils usent d'autre mot, et conforme au mot François dessus dit.

Qui a trop grandes manches, Praeter modum manuleatus, B. ex Suet.

Jetter le manche apres la coignée, Manubrium post securim abiicere, Iacturam manubrij post securim facere, Post iacturam mercium factam, iactum etiam nauis facere.

Le manche de la charrue, Stiua.

Manches de maille, Manicae loricatae.

manche


MANCHE, s. m. et f. MANCHETTE, s. f. [1re lon. 2e e muet au 1er, è moy. au 2d, chète.] Manche, s. m. La partie d'un instrument par où on le prend pour s'en servir. "Le manche d'une coignée, d'un couteau, etc. Voy. BRANLER, COIGNÉE. = S. f. Partie du vêtement où l'on met le brâs. "La manche ou les manches d'un habit, d'une robe, d' une soutane, etc. = En st. prov. Avoir ou tenir quelqu' un ou quelque chôse dans sa manche; l'avoir en sa disposition. "Faites agir M. de Chaulnes, il tient les bons Pères (les Capucins) dans sa manche, comme vous tenez M. de Chaulnes dans la vôtre. Sév. Voy. PAIRE.
   MANCHETTE, morceau de toile ou de dentelle, etc. plissée, qui s'atache au poignet de la chemise.

Synonymes et Contraires

manche

nom masculin manche
1.  Populaire. Personne stupide.
2.  Populaire. Personne maladroite.
-familier: empaillé, empoté, pataud.
Traductions

manche

(mɑ̃ʃ)
nom féminin
1. partie d'un vêtement qui couvre le bras relever ses manches
2. partie d'un jeu gagner une manche

manche

Ärmel, Durchgang, Ärmelkanalsleeve, shaft, handle, clumsy idiot, La Mancha, neck, roundmouw, manche, steel, acrobatenwereld, been [kotelet], gitaar], hals [viool, handvat, partij [tennis], slang [techniek], staart [ploeg], sufferd, sukkel, vliegtuig], zak [schip, ronde, set, heft, Het Kanaalידית (נ), מוט (ז), משחקון (ז), ניצב (ז), סיבוב (ז), קנת (נ), קת (נ), שרוול (ז), שַׁרְווּל, סִיבוּב, יָדִית, קַת, תעלת למאנשMancheЛа Маншanemoscopi, Canal de la Mànega, Manche, mànegaLamanšský průliv, rukáværme, Engelske Kanal, La Mancha, MancheManche, Manĉo, Manika Markolo, manikomanga, Canal de la Mancha, La Mancha, ManchehihaSelat InggrisErmarsund, ermiManica, La Manica, joystick, leva di comando, manicoイギリス海峡, マンシュ県, 袖영국 해협, 소매Den engelske kanal, Manche, ermerękaw, Kanał La Manche, Manchemanga, Canal da ManchaMancheрукав, Ла-Манш, МаншLamanšský prieliv, MancheMancheärm, Engelska kanalen, MancheManche, kol ağzıЛа-Манш芒什省, 英吉利海峡, 衣袖μανίκι, λαβήكِمّrukavแขนเสื้อtay áo (mɑ̃ʃ)
nom masculin
partie d'un outil qui sert à le tenir le manche d'une pelle

manche

[mɑ̃ʃ]
nf
[vêtement] → sleeve
[jeu] → round; [tournoi] → round, leg (TENNIS)set
Ils ont gagné la première manche du match → They won the first leg of the match.
faire la manche → to beg
nm
[outil, casserole] → handle
[violon, guitare] → neck
(= personne) s'y prendre comme un manche → to make a mess of sth >

Manche

[mɑ̃ʃ] nf (GÉOGRAPHIE) la Manche → the Channel, the English Channel
manche à air nf (AVIATION) → wind-sock
manche à balai nm
(= ustensile) → broomstick
(AVIATION, INFORMATIQUE)joystick