mandille

(Mot repris de mandilles)

MANDILLE

(man-di-ll', ll mouillées, et non mandi-ye) s. f.
Sorte de casaque que les laquais portaient autrefois.
Et l'eût-on vu porter la mandille à Paris.... [BOILEAU, Sat. V]
Qu'on ne s'étonne plus qu'un laquais, un pied plat, De sa vieille mandille achète un marquisat [RÉGNARD, Joueur, V, 6]
Il porta jadis la mandille, Et maintenant chez lui tout brille [LEGRAND, l'Usurier gentilh. Divertiss.]
Par extension, pauvre vêtement.
De fleurs j'ai garni sa mandille [de Béranger] ; Pauvres pécheurs, priez pour moi ! [BÉRANG., Épit.]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Icelluy Guillaume perça au suppliant son mandilh, qu'il portoit en droit de son estomac [DU CANGE, mandile.]
  • XVIe s.
    [L'homme de cheval à présent] ordinairement ne porte nulles tassettes ; et, au lieu de casaque, un mandil, et sans lance [LANOUE, 286]
    Et pour la colation qui se fit à cette occasion, demeura [pour payement] le mandil du laquais [D'AUB., Faeneste, III, 17]

ÉTYMOLOGIE

  • Ce paraît être une autre forme de mantille.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • MANDILLE. - ÉTYM Ajoutez : Espagn. mandil, de l'arabe mandîl, d'après M. Dozy, qui ajoute que le mot arabe lui-même vient du bas-grec, qui vient du lat. mantile.

mandille

MANDILLE. s. f. (On mouille les LL.) Sorte de casaque que les laquais portaient autrefois. Je l'ai vu laquais, il portait la mandille.

mandille


MANDILLE, s. f. [Mandi-glie: mouillez les ll: 3e e muet.] Casaque que les laquais portaient autrefois. On dit encôre par mépris. "Je l'ai vu laquais, il portoit la mandille.