manumission

MANUMISSION

(ma-nu-mi-ssion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Terme de droit romain. Affranchissement d'un esclave, avec les formalités établies par la loi.
Nulle puissance ne peut reprocher aux Vénitiens d'avoir acquis leur liberté par la révolte ; nulle ne peut leur dire : je vous ai affranchis, voilà le diplôme de votre manumission [VOLT., Dict. phil. Venise]
Terme de droit féodal. Affranchissement des serfs ou gens de mainmorte, qui se faisait par lettres patentes du roi vérifiées à la chambre des comptes.
Par extension, affranchissement d'une charge quelconque.
Le bienfait [du rang de prince étranger] ne donne pas la manumission de l'état de sujet [SAINT-SIMON, 279, 30]
Ce fut l'époque [démence de Charles VI] de la manumission des légistes [ID., 375, 53]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Peu de temps après le mignon Impetra d'icelui seigneur Lettres de manumission [COQUILLART, Enquête de la simple et de la rusée.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. manumissionem (voy. MANUMIS).

manumission

MANUMISSION. n. f. T. d'Antiquité romaine et de Féodalité. Action d'affranchir un esclave ou un serf.

manumission

Manumission, f. acut. Manumissio, Vindicta.