maternel, elle

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MATERNEL, ELLE

(ma-tèr-nèl, nè-l') adj.
Qui est propre à la mère.
Et, se laissant ravir à l'amour maternelle [CORN., Hor. I, 1]
J'oubliai inhumainement, contre l'ordinaire des grand'mères, à vous parler de ma pauvre petite d'Aix ; j'en suis encore à ma fille ; et mon amour, car on dit l'amour maternel, n'a point emporté ce premier degré dans le second [SÉV., 19 avril 1680]
Elle [la mère du duc de Montausier] le plia avec douceur sous le joug de l'autorité maternelle, l'accoutumant insensiblement à une vie simple et patiente [FLÉCH., Duc. de Mont.]
L'affection maternelle est un sentiment plus fort que celui de la crainte, et plus profond que celui de l'amour, puisque cette affection l'emporte sur les deux dans le cœur d'une mère [BUFF., Ois. t. XI, p. 108]
Une activité superflue sied si bien à l'amour maternel ! [J. J. ROUSS., Hél, V, 3]
Société maternelle, nom d'une association de femmes charitables dont le but est de recueillir des secours pour les femmes pauvres en couches.
Côté maternel, ligne maternelle, la ligne de parenté du côté de la mère.
Encore que la grand'chambre du parlement de Paris et les autres compagnies souveraines aient vu les Bourgoing, les Leclerc, les Friche, ses parents paternels et maternels, rendre la justice aux peuples avec une intégrité exemplaire [BOSSUET, Bourgoing.]
Langue maternelle, la langue du pays où l'on est né.
Passez donc de l'autre côté ; car cette oreille-ci est destinée pour les langues scientifiques et étrangères, et l'autre est pour la vulgaire et la maternelle [MOL., Mar. forcé, sc. 6]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Toutes deux se font par voye une, C'est à sçavoir soleil et lune, Unis au ventre maternel, Qu'est mercure connaturel [, Tr. d'alch. 892]
  • XVIe s.
    Je l'entends [le langage lanternois] comme le maternel [RAB., p. 245, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. maternal, mayrenal : esp. maternal ; dérivé du latin maternus, qui vient de mater, mère.