mesel, elle

MESEL, ELLE

(mé-zèl, zè-l') s. m. et f.
Nom, dans le moyen âge, des lépreux.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Quant mesiax apele homme sain, ou quant li homs sains apele un mesel, li mesiax pot metre en defense qu'il est hors de la loy mondaine [DU CANGE, miselti.]
    Or vous demande-je, fistil [saint Louis à Joinville], lequel vous ameriés miex, ou que vous feussiés mesiaus, ou que vous eussiés fait un pechié mortel. - Et je qui oncques ne li menti, li respondi que je ameroie miex en avoir fait trente que estre mesiaus.... nulle si laide mezelerie n'est comme d'estre en pechié mortel [JOINVILLE, Hist. de saint Louis, ch. 16, éd. Michaud et Ponjoulat]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. misellus, pauvret, qui avait pris, dans le latin du moyen âge, le sens de lépreux. A la vérité, M. Dozy tire mesel de l'arabe mosell, phthisique ; mais, quelle que soit son autorité, elle ne peut prévaloir contre l'évidence de la dérivation latine.