mi-parti, ie

MI-PARTI, IE

(mi-par-ti, tie) adj.
Composé de deux parties égales, mais dissemblables. Robe mi-partie de blanc et de noir.
Votre ajustement mi-parti de robe et d'épée [HAMILT., Gramm. 3]
Entre les Romains et les Bourguignons le tribunal fut mi-parti [MONTESQ., Esp. XXVIII, 4]
Partagé par la moitié. Les avis sont mi-partis. Les électeurs étaient mi-partis. Chambres mi-parties, chambres instituées par l'édit de Nantes et qui étaient composées, par moitié, de juges protestants et de juges catholiques.
Terme de blason. Écu mi-parti, celui qui est coupé dans une de ses parties. Il se dit aussi de deux écus coupés par la moitié et joints ensemble en un seul écu ; ce qui arrive lorsqu'un mari veut joindre les armoiries de sa femme aux siennes.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Une cote vert [il] out e mantel mi-parti [, Th. le mart. 150]
  • XVe s.
    Allons aux armes, tandis que le soleil est mi-parti ; car s'il nous frappait es visaiges.... [, Perceforest, t. II, f° 29]
  • XVIe s.
    Et eux-mesmes agités de deux opinions contraires qui mi-partissoient les esprits de leurs chefs [D'AUB., Hist. II, 246]

ÉTYMOLOGIE

  • Mi, et partir, dans le sens de partager (voy. PARTIR).