mignarder

(Mot repris de mignardai)

MIGNARDER

(mi-gnar-dé) v. a.
Traiter d'une façon mignarde. Mignarder un enfant.
Affecter de la délicatesse, de la grâce. Mignarder son style.
Se mignarder, v. réfl. Se traiter d'une façon mignarde. Cette femme se mignarde trop.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Un gros prieur son petit fils baisoit, Et mignardoit au matin en sa couche [MAROT, III, 64]
    Il caressoit les petits chiens que on luy mettoit devant, et les mignardoit [H. EST., Apol. pour Hérod. p. 238]
    Le prince de Genevois, ne trouvant pas l'air de la Rochelle assez delicat, se mignardoit aux champs [D'AUB., Hist. II, 294]
    Quand Epicurus entreprend de se faire mignarder à la goutte, et refusant le repos et la santé, que de gayeté de cœur il desfie les maulx.... [MONT., IV, 22]
    Vous rompez à la peine vos personnes, à fin qu'il [le tyran] se puisse mignarder en ses delices [LA BOÉTIE, Servit. volont.]

ÉTYMOLOGIE

  • Mignard.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

mignarder

MIGNARDER. v. a. Traiter délicatement. Mignarder un enfant. Il est familier, et se prend en mauvaise part.

Il signifie aussi, Affecter de la délicatesse, de la grâce. Mignarder son style, son langage.

Il s'emploie avec le pronom personnel, dans le premier sens. Cette femme se mignarde trop.

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835

mignarder

Mignarder.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606