milice

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milice

n.f. [ du lat. militia, service militaire, de miles, militis, soldat ]
1. Organisation paramilitaire constituant l'élément de base de certains partis totalitaires ou de certaines dictatures.
2. En Belgique, service militaire.
Armée de milice,
en Suisse, armée composée de citoyens soldats rapidement mobilisables grâce à de fréquentes périodes d'instruction.
La Milice,
formation paramilitaire créée par le gouvernement de Vichy en 1943 en France, qui collabora avec les Allemands dans la répression de la Résistance.

milice

(milis)
nom féminin
police privée Il a été arrêté par la milice.

MILICE

(mi-li-s') s. f.
L'art et l'exercice de la guerre. Végèce a écrit sur la milice des anciens. Expédition militaire.
Les prodiges dont Dieu avait accompagné ses prédications [de saint Bernard] pour exciter les chrétiens à cette milice sacrée [croisade] furent traités de faiblesse et de crédulité [MASS., Panég. St Bern.]
Dans ces deux sens, il n'est plus guère usité. Fig. et en termes d'éloquence sacrée.
J'appelle toujours déserteur de la milice de Jésus-Christ celui qui n'a plus le christianisme dans le cœur [BOURD., Jugem. dern. 1er avent, p. 67]
Tout le temps de la vie présente est une milice continuelle, dit Job, est le temps des peines et des combats [MASS., Profess. relig. 2]
Corps de troupes, armée ; en ce sens, il ne s'emploie guère que dans le style soutenu.
Rome encor pauvre et attachée à l'agriculture nourrissait une milice admirable [BOSSUET, Hist. III, 6]
La nouvelle milice qu'il fallut lever [ID., ib.]
De tout cela [les qualités du peuple romain] s'est formée la meilleure milice et la politique la plus prévoyante, la plus ferme et la plus suivie qui fut jamais [ID., ib.]
Les rebelles s'étaient saisis des arsenaux et des magasins ; et, malgré la défection de tant de sujets, malgré l'infâme désertion de la milice même, il était encore plus aisé au roi de lever des soldats que de les armer [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
Sous la discipline du prince d'Orange, son oncle maternel, il apprit l'art de la guerre en qualité de simple soldat.... on le vit en ce dernier rang de la milice ne refuser aucune fatigue et ne craindre aucun péril [FLÉCH., Turenne.]
C'est là qu'on vit ce dont il n'y a peut-être pas deux exemples de plus, des milices toutes nouvelles égaler dans le premier combat l'intrépidité des vieux corps [VOLT., Charles XII, 5]
Fig. Il [P. L.
Courier] s'est mis [dans le Pamphlet des pamphlets] en cause commune avec Socrate, Pascal, Cicéron, Franklin, Démosthènes, saint Paul, saint Basile ; il s'est environné de ces grands hommes comme d'une glorieuse milice d'apôtres de la liberté de penser, de publier, d'imprimer [CARREL, Œuvres, t. V, p. 213]
Anciennement, levées faites parmi les hommes en état de porter les armes.
À l'instant toutes les milices s'armèrent, les grands seigneurs envoyèrent leurs hommes [MICHELET, Hist. de France, t. II, p. 277]
Particulièrement, dans l'ancienne monarchie, levées de bourgeois et de paysans faites par voie du sort, soit pour recruter l'armée, soit pour former des régiments provinciaux. Tomber à la milice.
Apprenez que l'établissement des milices n'est point le malheur de la France.... que ces milices, qui sont la pépinière des armées, contribuèrent à sauver la France dans les dernières campagnes du maréchal de Villars [VOLT., Louis XIV, suppl. 1re partie.]
J'ai manqué souvent d'ouvriers à la campagne, j'ai vu que les sujets manquaient pour la milice [ID., Lett. d'Argenson, 28 juill. 1739]
S'il y a des corvées à faire, une milice à tirer [J. J. ROUSS., Écon. 3]
Fig. Soldat de la milice, homme qui n'a aucun avancement dans sa profession.
Fig. et dans le style élevé. Les milices célestes, les anges.
Le même cantique que nous avons chanté avec la milice céleste, dans le mystère de sa bienheureuse nativité [BOURDAL., Exhort. Crucif. et mort de J. C. t. II, p. 201]
Milice céleste, se dit aussi des bienheureux.
Paraissez sur vos nues tonnantes, innombrables soldats, antiques légions de la patrie ; fameuses milices de la France, et maintenant milices du ciel, paraissez [CHATEAUB., Génie, I, VI, 5]
Enfin, milice céleste se dit quelquefois des astres.
Ce n'est pas sans raison que les anciens disaient la milice céleste ; jamais armée ne s'est moins écartée de ses rangs et n'a marché avec plus de discipline [BAILLY, Hist. astron. mod. t. I, p. 347]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. militia, de miles, soldat. Au XVIe siècle on disait militie. Corssen, Nachträge, p. 259, dérive miles, comme mille, d'un radical mil signifiant en sanscrit réunir, rassembler.

milice

MILICE. n. f. Dans certains pays, Organisation militaire qui tient lieu d'armée permanente et où les citoyens enrôlés ne sont astreints qu'à des périodes d'exercice déterminées. L'ancienne garde nationale était une sorte de milice à côté de l'armée régulière.

Il se dit aussi des Corps de troupes ainsi composés, et il s'emploie souvent au pluriel. Les milices.

Fig. et poét., Les milices célestes, Les anges.

milice


MILICE, s. f. MILICIEN, s. m. [3e e muet au 1er; dans le 2d, ien n'a pas le son d'ian.] Milice, est 1°. L'art et l' exercice de la guerre. Il ne se dit guère en ce sens qu'en parlant des Anciens. "La milice des Grecs étoit bien diférente de celle des Perses. = Fig. La vie de l'homme est une milice continuelle; c. à. d. un état de guerre continuel: c'est une phrâse de l'Écriture Sainte. = 2°. Troupe de gens de guerre. "Toute la milice de la ville se souleva. = 3°. Troupes composées de bourgeois et de paysans à qui l'on fait prendre les armes en certaines ocasions. Il se dit alors par oposition à troupes réglées. "Lever des milices; tirer au sort pour la milice, etc. = Milicien, ne se dit que dans ce 3e sens. Soldat de milice.

Traductions

milice

מיליציה (נ), משמר אזרחי (ז), צבא עממי (ז)

milice

militia

milice

国民軍

milice

militie

milice

милиция

milice

民兵

milice

domobrana

milice

milits

milice

민병대

milice

milis

milice

[milis] nfmilitia