milliaire

MILLIAIRE

(mi-li-ê-r') adj.
Chez les Romains, qui est placé de mille en mille pas. Borne, pierre milliaire.
Je suis désespéré de voir ces misérables indices [des poteaux de bois] au lieu des colonnes milliaires qui y étaient autrefois [dans un ancien chemin romain] [MONTESQ., Lett. pers. 142]
Abusivement. Placé à la distance d'une lieue, d'un kilomètre. S. m. Le premier, le second milliaire est à tel endroit. Milliaire doré ou milliaire d'or, colonne enrichie d'or, qu'Auguste avait fait élever dans le Forum et d'où l'on commençait à compter les milles pour les grands chemins de l'Empire ; on prétend qu'il existe encore et qu'il est en haut de l'escalier du Campidoglio.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    À Pasques, en l'an de grace qui le milliaire couroit par mil deux cenz quarante et huit, mandé-je mes hommes [JOINV., 208]
  • XVe s.
    Princes, li mondes s'envieillit, De jour en jour anientit ; Septan miliaire s'avance [E. DESCH., Poésies mss. f° 446]
  • XVIe s.
    Cela advint le 11e jour d'avril 1544, après Pasques ; nous estions en ce temps là contraints d'ainsi compter le milliaire ; car, seuls en la chrestienté, le prenions à la resurrection [CARL., I, 42]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. miliari ; du lat. milliarius, dérivé de mille, mille.

milliaire

MILLIAIRE. adj. des deux genres. Il se disait des Bornes, des pierres, etc., placées de distance en distance, sur les grands chemins, pour indiquer les milles. Borne, colonne, pierre milliaire.

milliaire


MILLIAIRE, adj. [Mi-li-ère: 3eè moy. et long, 4e e muet.] Colonne milliaire, ou pierre milliaire, que les Romains plaçaient de distance en distance sur les grands chemins, pour marquer la distance des lieux, en comptant par milles.