ministral, ale

MINISTRAL, ALE

(mi-ni-stral, stra-l') adj.
Qui a rapport à la qualité de ministre dans l'Église protestante.
J'ai vu les écrits de M. de Beauval, que M. Jurieu tâche d'accabler par son autorité ministrale [BOSSUET, Déf. Var. 1er disc. § 56]
S. m. Ministral, partisan du ministère.
La reine voudra que je lui promette de ne pas pousser les ministraux [RETZ, III, 302]
Inusité présentement. On dit ministériel.
Nom d'une magistrature de Neuchâtel, en Suisse.
Le libraire Fauche.... pressentant l'obstacle que la pédanterie de vos ministraux peut mettre.... [J. J. ROUSS., Lett. à du Peyrou, 29 nov. 1764]
Je n'ai point lu l'autographe de cette lettre, déposée à la bibliothèque de Neuchâtel ; mais la copie en est certifiée par M. Henri Heuzely, bourgeois et élu assermenté de cette ville, et légalisée par les quatre ministraux de Neuchâtel [MUSSET-PATHAY, Éd. de Rousseau, t. XXIII, p. 240]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Que M. l'admiral avoit disposé de la guerre par des maximes ministrales [de ministre, de pasteur], et vouloit donner les diseurs pour juges aux faiseurs [D'AUB., Hist. I, 165]

ÉTYMOLOGIE

  • Ministre.