modal, ale

MODAL, ALE

(mo-dal, da-l') adj.
Terme de philosophie. Qui concerne la modalité. Les accidents modaux.
Il s'ensuit que je ne mourrai pas tout entier, et qu'une grande partie de moi-même échappera à la ruine de mon existence modale [BOULAINVILLIERS, Réfutation de Spinosa, p. 159]
L'homme, être modal et conditionnel [ID., ib. p. 254]
Au moyen de l'attention dont l'âme est douée, elle peut séparer la partie de son tout, le mode de son sujet ; elle peut faire des abstractions partielles et des abstractions modales [BONNET, Ess. psych. ch. 8]
Proposition modale, et, substantivement, une modale, proposition qui contient quelque restriction.
Si les modales sont appelées par quelques dialecticiens pistrinum ingeniorum, les anagrammes de maître Pasquier sont pistrinum pistrini [GARASSE, Rech. des rech. p. 323, dans LACURNE]
Les philosophes ont particulièrement remarqué celles [propositions] qu'ils ont appelées modales, parce que l'affirmation ou la négation est modifiée par l'un de ces quatre modes : possible, contingent, impossible, nécessaire [, Logique de Port-Royal, p. 191, dans POUGENS]
Terme de jurisprudence. Qui a rapport à un mode, à une manière particulière de faire une chose. Disposition modale.
Terme de musique. Cordes ou notes modales, celles qui caractérisent le mode majeur ou mineur : la tierce et la sixte.

ÉTYMOLOGIE

  • Mode 1.