mollet, ette

MOLLET, ETTE1

(mo-lè, lè-t') adj.
Un peu mou. Familièrement. Avoir les pieds mollets, se dit d'une personne qui marche encore avec peine après une attaque de goutte.
Qui a une mollesse agréable au toucher.
Il [le chat] cherche les meubles les plus mollets pour s'y reposer [BUFF., Morceaux choisis, p. 133]
Matières qui rendent le nid plus impénétrable au dehors et tout à la fois plus mollet au dedans [ID., Oiseaux, t. V, p. 353]
Un lit mollet où l'on s'ensevelit dans la plume [J. J. ROUSS., Ém. II]
Pain mollet, sorte de petit pain blanc qui est léger et délicat. Œufs mollets, ou œufs à la coque, œufs cuits de manière que le blanc et le jaune restent liquides.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Qu'il [le blessé] ait son lit qui soit molet, affin que le membre ne sueffre point de labour [LANFRANC, f° 5, verso]
    Se leur ny n'est bien molet [, Ménagier, III, 2]
  • XVIe s.
    Ne romps l'œuf mollet avant que ton pain soit prest [GÉNIN, Récréat. t. II, p. 245]

ÉTYMOLOGIE

  • Diminutif de mol, mou ; provenç. molet ; cat. mollet.