mollifier

(Mot repris de mollifient)

MOLLIFIER

(mol-li-fi-é) , je mollifiais, nous mollifiions, vous mollifiiez ; que je mollifie, que nous mollifiions, que vous mollifiiez v. a.
Terme de médecine peu usité. Rendre mou et fluide. Mollifier un abcès. Mollifier les humeurs.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    N'est-il moyen de te mollifier Par tel façon que grace en fust acquise ? [J. MAROT, V, 272]
    Une humidité glaireuse et superflue qui l'abreuve et mollifie [un ligament] [PARÉ, XIV, 41]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. mollificar ; esp. molificar ; ital. mollificare ; du lat. mollis, mou, et facere, faire.

mollifier

MOLLIFIER. v. a. T. de Médec. Rendre mou et fluide. Cela sert à mollifier les humeurs. Un cataplasme pour mollifier une tumeur.

mollifier

Mollifier, act. acut. Faire ou rendre mol, Mollire, Macerare.

mollifier


MOLLIFIER, v. act. MOLLIR, v. neut. [Molifié, moli.] Rendre mou. — Devenir mou. = Le 1er ne se dit qu'en Médecine. "Mollifier les humeurs. Cataplasme pour mollifier une tumeur. — * L'Ab. Prévot traduisant trop litéralement M. Hume, l'a employé au figuré: "Le génie de religion qui prévaloit à la Cour et dans la prélature, tendoit à mollifier ces préventions. H. des Stuarts. C'est un anglicisme: mollify. = Mollir se dit au propre. "Les pommes mollissent cette année; les nèfles mollissent sur la pâille. — Manquer de force. "Ce cheval comence à mollir; il aura peine à fournir sa course. "Le vent mollissait contre les voiles. = Et au figuré~; céder lâchement, lorsqu'il faudrait tenir ferme. Vous mollissez. "Il ne faut pas mollir dans cette afaire.