monacal, ale

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MONACAL, ALE

(mo-na-kal, ka-l') adj.
Appartenant à l'état de moine, presque toujours avec un sens défavorable et de dénigrement.
Et ce jus [de mandragore], Pris par la femme, opère beaucoup plus Que ne fit onc nulle ombre monacale [LA FONT., Mandrag.]
Porte-la [ta cause] dans Trévoux, à ce beau tribunal [tenu par des Jésuites] Où de nouveaux Midas un sénat monacal.... [BOILEAU, Sat. XI]
Qu'on érige à Paris ce puissant tribunal [l'inquisition], Ce monument affreux du pouvoir monacal [VOLT., Henr. VI]
Les vertus monastiques cèdent à l'esprit monacal [DUCLOS, Consid. mœurs, ch. 14]
Il y a dans le stoïcisme un esprit monacal qui me déplaît [DIDER., Claude et Nér. II, 8]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Tel est vestu d'habit monachal, qui au dedans n'est rien moins que moine [RABEL., dans le Dict. de DOCHEZ.]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. monachus, moine, du grec (voy. MOINE). L'ancienne langue disait monial.