morailles

MORAILLES

(mo-râ-ll', ll mouillées, et non morâ-ye) s. f. pl.
Sorte de tenailles pour serrer le nez d'un cheval, afin de le contenir dans une opération, ou de le punir. Les morailles sont en fer ou en bois ; elles se composent de deux branches disposées en forme de compas et jointes à charnière. Fig.
Votre poitrine [le mal que vous avez à la poitrine] est comme des morailles qui m'empêchent de sentir le mal de ne vous avoir plus ; je tiens de vous cette comparaison [SÉV., 24 nov. 1679]
Le premier plan sur lequel il [Tellier] avait travaillé n'avait été que pour donner des morailles au pape, et lui donner des affaires en France [SAINT-SIMON, 345, 24]
Espèce de tenailles pour allonger le cylindre de verre avant de l'ouvrir.

REMARQUE

  • Legoarant observe, à bon droit, qu'il n'y a pas de raison pour ne pas donner un singulier à ce mot, et pour ne pas dire : voilà une forte moraille. Il a acheté trois morailles.

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. morailla. On a dit que c'était un dérivé irrégulier de mordre ; mais le provençal ne permet pas cette supposition. L'origine reste incertaine. Voyez cependant MORAILLON.

morailles

MORAILLES. n. f. pl. Instrument de maréchal, sorte de tenailles, avec lesquelles on pince le nez d'un cheval impatient, vicieux, pour le ferrer ou lui faire subir quelque opération. Mettez-lui les morailles.

morâilles


MORâILLES, s. f. pl. MORâILLON, s. m. [Morâglie, râglion; 2e lon. Quelques-uns écrivent Mourailles, mouraillon. Richelet préfère le 1er, sans condamner le 2d. L'Académie ne met que celui-là.] = Morâilles est un instrument composé de deux branches de fer, dont les maréchaux se servent pour serrer le nez d'un cheval. = Morâillon est une pièce de fer, atachée au couvercle d'un cofre, d'une cassette, et qui porte un aneau, qui pâsse dans la serrûre, et dans lequel entre le pêne.