mortifié, ée

MORTIFIÉ, ÉE

(mor-ti-fi-é, ée) part. passé de mortifier
Frappé de gangrène. On trouva dans la hernie l'intestin mortifié.
Gardé de manière à devenir tendre et à prendre du fumet, en parlant de la viande. Ils [les Calmuques] mangent de la chair de cheval, de chameau, etc.
crue ou un peu mortifiée sous la selle de leurs chevaux [BUFF., Hist. naturelle, Hom. Œuv. t. V, p. 14]
Affligé par des austérités, par des privations.
Son teint mortifié prêche la continence [RÉGNIER, Sat. XII]
Un chrétien n'est jamais vivant sur la terre, parce qu'il y est toujours mortifié, et que la mortification est un essai, un apprentissage, un commencement de la mort [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Une vie exacte et extérieurement mortifiée [BOURDAL., Sainteté évang. 2e avent, p. 425]
Vous croyez que nos désirs, si longtemps mortifiés, seront irrités à votre vue [MONTESQ., Lett. pers. 7]
Qui a reçu une mortification.
Ces rois [d'Asie], toujours vainement mortifiés par leurs défaites [ID., Esp. X, 13]