muser


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muser

v.i. [ de l'anc. fr. mus, museau ]
Litt. Flâner ; musarder.

muser


Participe passé: musé
Gérondif: musant

Indicatif présent
je muse
tu muses
il/elle muse
nous musons
vous musez
ils/elles musent
Passé simple
je musai
tu musas
il/elle musa
nous musâmes
vous musâtes
ils/elles musèrent
Imparfait
je musais
tu musais
il/elle musait
nous musions
vous musiez
ils/elles musaient
Futur
je muserai
tu museras
il/elle musera
nous muserons
vous muserez
ils/elles museront
Conditionnel présent
je muserais
tu muserais
il/elle muserait
nous muserions
vous museriez
ils/elles museraient
Subjonctif imparfait
je musasse
tu musasses
il/elle musât
nous musassions
vous musassiez
ils/elles musassent
Subjonctif présent
je muse
tu muses
il/elle muse
nous musions
vous musiez
ils/elles musent
Impératif
muse (tu)
musons (nous)
musez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais musé
tu avais musé
il/elle avait musé
nous avions musé
vous aviez musé
ils/elles avaient musé
Futur antérieur
j'aurai musé
tu auras musé
il/elle aura musé
nous aurons musé
vous aurez musé
ils/elles auront musé
Passé composé
j'ai musé
tu as musé
il/elle a musé
nous avons musé
vous avez musé
ils/elles ont musé
Conditionnel passé
j'aurais musé
tu aurais musé
il/elle aurait musé
nous aurions musé
vous auriez musé
ils/elles auraient musé
Passé antérieur
j'eus musé
tu eus musé
il/elle eut musé
nous eûmes musé
vous eûtes musé
ils/elles eurent musé
Subjonctif passé
j'aie musé
tu aies musé
il/elle ait musé
nous ayons musé
vous ayez musé
ils/elles aient musé
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse musé
tu eusses musé
il/elle eût musé
nous eussions musé
vous eussiez musé
ils/elles eussent musé

MUSER1

(mu-zé) v. n.
S'amuser, perdre son temps à des riens.
Cet arrangement, qui devenait pour moi l'œuvre de Pénélope, me donnait le plaisir de muser quelques moments [J. J. ROUSS., Confess. XI]
Avec lui tu pourras, sans te compromettre, faire de la musique, te promener, t'égarer, enfin muser tout à ton aise [PICARD, M. Musard, sc. 33]
Je m'en vais musant et baguenaudant jusqu'à Naples [P. L. COUR., Lett. II, 64]
Impersonnellement, au passif. C'est assez musé, on a assez musé, perdu de temps.

PROVERBE

    Qui refuse, muse, c'est-à-dire en refusant une offre, on perd une occasion qu'on ne retrouvera plus.
Je lui dis : homme qui refuse Ordinairement après muse [SCARR., Virg. II]
Tel refuse qui après muse [LA FONT, Stances en vieux lang.]
Tu veux de moi ; Je veux de toi ; Voilà ma foi ; Qui refuse, muse [LEGRAND, Famille extrav. Divert.]
Cette locution trouve son explication dans les vers de Scarron : elle signifie que celui qui refuse est ensuite dans la situation de l'homme qui muse, qui perd son temps. Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Tout ce li disoit ele pour li faire muser, Pour avoir plus d'espace de leur chose areer [, Berte, XVII]
    Il [Narcisse] musa tant à la fontaine Qu'il ama son umbre demaine [, la Rose, 1501]
    Qu'il ne m'i convient plus muser, Ne mon tems en gloses user [, ib. 7241]
    Qui en sa conscience voudroit souvent muser, Assez y troveroit de quoi soi accuser [J. DE MEUNG, Test. 269]
    Dame, gardez-vous de la bée [l'attente, l'action d'être béant après], Qui en maint leu par la contrée S'arest et fet la gent muser [, Lai du conseil]
  • XVe s.
    Elle s'en revint devers le roi, qui encore pensoit et musoit fortement [FROISS., I, I, 166]
    Je ne veul plus, dame, sur vous muser ; Vous povez bien querir autre musart ; Car m'aperçoy qu'on m'a fait amuser [E. DESCH., Poésies mss. f° 182]
  • XVIe s.
    Tel refuse qui après muse [MARG., Nouv. XLIV]
    Pendant le parlement [capitulation] et qu'ils musoient sur leur seuretez [MONT., I, 27]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, mûzer, être triste, mus', morne, taciturne ; provenç. musar, muzar ; anc. espagn. musar ; ital. musare. Origine incertaine. Diez y voit un dérivé du radical mus, museau ; de sorte que muser serait tenir le museau béant, la bouche béante. D'autres y voient le latin mussare, parler entre les dents, hésiter ; mais les lettres et même le sens concordent mal. Huet alléguait le latin musa, muse ; muser serait se livrer aux muses, à l'étude, à la contemplation, etc. Les patois suisses ont musen, être triste, mus, mélancolie, qu'on peut rapprocher des significations wallonnes. Enfin l'allemand offre Musse, loisir, anc. haut all. muezôn, être oisif ; ce qui est la dérivation la plus probable.

MUSER2

(mu-zé) v. n.
Terme de vénerie. Être près d'entrer en rut, en parlant du cerf.

ÉTYMOLOGIE

  • Muse 2.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. MUSER. - ÉTYM. Ajoutez : On a voulu rattacher muser au latin musinari, qui signifie faire lentement, perdre le temps en bagatelles, muser ; mais d'abord musinari aurait donné musner ; puis c'est une leçon douteuse ; la forme habituelle est muginari.

muser

MUSER. v. intr. Flâner, perdre son temps à des riens. Cet écolier ne fait que muser. On dit aussi MUSARDER.

MUSER, en termes de Chasse, se dit du Cerf qui entre en rut. Les cerfs commencent à muser.

muser

Muser, neutr. acut. voyez Muse.

Synonymes et Contraires