mutiné, ée

MUTINÉ, ÉE

(mu-ti-né, née) part. passé de mutiner
Qui s'est révolté.
La fuite et les clameurs d'un peuple mutiné [CORN., Poly. III, 2]
Fig.
Tu sens une révolte en ton cœur mutiné Contre la patience où tu l'as condamné [CORN., Imit. III, 12]
Enchaîner un captif étonné, Contre un joug qui lui plaît vainement mutiné [RAC., Phèdre, II, 1]
Fig. Les flots, les vents mutinés, les flots agités, les vents impétueux.
Qu'Éole.... Ouvre aux vents mutinés les prisons d'Éolie [BOILEAU, Art p. III]
Du tribut que la mer reçoit de nos fontaines Indignés et jaloux, leur souffle [des aquilons] mutiné Tient les fleuves chargés de chaînes, Et soulève contre eux l'océan déchaîné [J. B. ROUSS., Cantate XII, contre l'hiver.]