négligent, ente

NÉGLIGENT, ENTE

(né-gli-jan, jan-t') adj.
Qui a de la négligence. Un intendant négligent.
Tandis que les prophètes [en Judée] ont été pour maintenir la loi, le peuple a été négligent ; mais, depuis qu'il n'y a plus eu de prophètes, le zèle a succédé [PASC., Pens. XV, 13 bis, éd. HAVET.]
Comme je suis fort négligent, je ne lui fis pas de réponse [VOLT., Lett. d'Argental, 20 oct. 1764]
Substantivement. Un négligent. Une négligente.
Il se dit aussi des choses.
Mon amitié n'est point du tout négligente [VOLT., dans le Dict. de BESCHERELLE.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Tes repos ne soit pas negligens [BRUN. LATINI, Trésor, p. 385]
    [Le magnanime] est negligens en petis despens, mais es autres grans choses et honorables n'est il mie perecous [paresseux] [ID., ib. p. 288]
    Et par ce est-il bon que li ajorneres ne soit pas negligens de nommer le [la] cause par quoi il ajorne [BEAUMANOIR, X, 4]
    On doit moult secorre les negligens qui ne sevent pas les couslumes [ID., XXX, 94]
  • XIVe s.
    Fus-tu onques de Dieu servir point negligent ? [, Girard de Ross v. 2081]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, neingligent, ingligent ; provenc. negligent ; espagn. et ital. negligente ; du lat. negligentem, de negligere, négliger.