natal, ale

NATAL, ALE

(na-tal, ta-l') adj.
Qui a rapport à la naissance. Le jour natal.
Et leur pays natal leur imprime un amour Qui partout les rappelle et presse leur retour [CORN., Toison d'or, I, 2]
Une bise qui prend le nom d'air natal pour ne le point effrayer [SÉV., 17 juil. 1789]
Le lieu natal de ma pauvre maman avait encore pour moi un attrait de prédilection [J. J. ROUSS., Confess. IX]
Vaisseaux heurtant vaisseaux, soldats contre soldats, Épuisant leurs haines natales [GILBERT, Ode sur la guerre.]
Sol natal [DUCIS, Abufar, II, 7]
C'est l'air natal qui séchera tes larmes [BÉRANG., Nostalgie.]
Maison natale, se disait, chez quelques religieux, de la maison dans laquelle ils avaient fait leurs vœux. Fig.
Étant sorti [par le péché] de notre eau natale, si je puis parler de la sorte, c'est-à-dire de l'eau du baptême, rentrons dans l'eau de la pénitence [BOSSUET, Sermons, Rechutes, 2]

REMARQUE

  • Natal n'a point de pluriel masculin, grâce à une bizarrerie de l'usage. Cependant Trévoux parle de jeux nataux que l'on célébrait au jour natal de certains personnages. Pourquoi ne le reprendrait-on pas ?

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Quatre fois l'an, c'est à savoir aux quatre nataux [Noël, Pâques, Pentecôte et Toussaint] vous vous devez bien confesser [LOUIS XI, Nouv. XXXII]
  • XVIe s.
    À la moitié du XVIe siecle, au natal [l'an de la naissance] du livre et de l'auteur [D'AUB., dans BAYLE, art. Jeanne d'Albret, note.]
    Pour la celebration de son jour natal [MONT., III, 12]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. natalis, de natus, né. Natal est le même que noël (voy. ce mot) ; ital. santo natale, d'où le nom propre Natalie.