neigé

neige

NEIGE. n. f. Eau congelée qui tombe sur la terre, en flocons blancs et légers. De gros flocons de neige. Ce temps couvert nous amènera, nous apportera de la neige. Il tombe de la neige. De la neige fondue. De la neige durcie. La campagne est couverte de neige. Les premières neiges. Neiges éternelles. Il s'est perdu dans les neiges. Un torrent formé par la fonte des neiges. Se lancer des boules de neige.

Fig., Blanc comme neige, Parfaitement innocent. Il sortit de cette affaire blanc comme neige.

Prov. et fig., Cela fait la boule de neige se dit des Séditions qui croissent progressivement, des Sommes qui grossissent par l'accumulation des intérêts, etc.

En termes de Cuisine, OEufs à la neige, Blancs d'oeufs battus de manière qu'ils forment une mousse semblable à de la neige, et qu'on fait cuire dans du lait bouillant.

En termes de Botanique, Boule de neige, Espèce de viorne dont les fleurs blanches sont rassemblées en boules.

neige

Neige, Nix niuis.

Neige glacée, Niuosa grando.

Une vieille neige et croupie qui est toute orde, Tabida nix.

Les neiges demeurent sur les terres, et ne se fondent point, Detinent terras niues, Sedent niues.

Un couloir à couler la neige, Niuarium.

Rafreschi de neiges, Niuatus.

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NEIGE, s. f. NEIGER, v. n. NEIGEUX, EûSE, adj. [Nège, nègé, né-geû, geû-ze; 1re è moy. au 1er, é fer. aux aûtres. 2e e muet au 1er, é fer. au 2d, lon. aux 2 dern. — Pluche écrit comme on prononce, nège: le Dict. de Trév. met neige ou nège: l'Acad. ne met que le 1er. Cet i est bien inutile dans tous ces mots: on devrait le suprimer.] Pluie qui s'étant gelée en l'air, tombe en flocons blancs sur la terre. "Il tombe de la neige. "Il y avoit deux pieds de neige dans le chemin. Boire à la neige. Blanc comme neige, plus blanc que la neige. = Il se dit au figuré: la neige et les glaces de la vieillesse. La neige de ses cheveux blancs. "les antres ténébreux, les solitudes les plus profondes, la cendre, le cilice, la neige et les glaces de la vieillesse n'ont pas toujours pu garantir les Anges du désert. Neuville. "Le feu infernal, que vous cachez sous la neige de vos cheveux blancs, vous brûle encôre et vous consume avec autant d'ardeur que jamais. Id. = On dit proverbialement, des chôses, qui augmentent par succession de tems, comme des intérêts, qui s'acumulent, des bruits qui courent et grossissent d'un moment à l'aûtre, que c' est la pelote, le peloton, ou la boule de neige, que c'est une pelote de neige qui grossit; que cela grossit comme une pelote, comme une boule de neige. = On dit aussi: homme de neige, de quelqu'un qu'on veut mépriser.
   Voyez le beau Héros de neige,
   Pour avoir un tel privilège.
       Scarron.
"Un bel homme de neige; un beau Docteur de neige. Cette locution est populaire. = Et pour témoigner le peu de cas qu'on fait d'une chôse: je m'en soucie aussi peu, dit-on, que des neiges d'antan: c. à. d. de l'an passé.
   NEIGER est neutre impersonel. Il se dit de la neige qui tombe. "Il neige bien fort. "Il a neigé hier: Il y a aparence qu'il neigera demain. = Fig. (st. famil.) On dit d'un homme qui a les cheveux blancs, qu'il a neigé sur sa tête.
   NEIGEUX, chargé de neiges. Il ne se dit qu'en ces phrâses. "Tems neigeux, saison neigeûse.