neuvaine

neuvaine

n.f.
Suite d'actes de dévotion poursuivis pendant neuf jours, en vue d'obtenir une grâce particulière.

NEUVAINE

(neu-vè-n') s. f.
L'espace de neuf jours consécutifs, pendant lesquels on fait quelque acte de dévotion.
S'il nous arrive quelque maladie ou quelque affaire fâcheuse, c'est alors que nous commençons à faire des neuvaines à tous les autels, et à fatiguer véritablement le ciel par nos vœux [BOSSUET, Sermons, Culte dû à Dieu, 2]
Réunion de neuf personnes.
En ce malheureux siècle où chacun vous [les Muses] méprise, Et quiconque vous sert n'en a que de l'ennui, Misérable neuvaine, où sera votre appui, S'il ne vous tend les mains et ne vous favorise ? [MALH., IV, 1]
Il s'est dit pour assemblage de neuf choses.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Adieu, troupe sçavante, adieu, belle neuvaine [RONS., 678]
    ...admirant la belle Calliope, Je devins amoureux de sa neuvaine trope [ID., la Forêt de Gastine.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. esp. et ital. novena ; du lat. novenus, dérivé de novem, neuf (voy. NEUF 1).

neuvaine

NEUVAINE. n. f. Espace de neuf jours consécutifs pendant lesquels on fait quelque acte de dévotion, quelque prière en l'honneur d'un saint pour implorer son secours. Faire une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. La neuvaine de sainte Geneviève.

neuvaine


NEUVAINE, s. f. [Neuvène: 2eè moy. 3e e muet.] L'espace de neuf jours consécutifs, pendant lesquels on fait quelque dévotion, quelque prière en l'honeur d'un saint. "Faire une neuvaine à un tel saint. = Ce mot ne s'emploie point comme nom de nombre collectif: on ne dit point une neuvaine d'oeufs, comme on dit, une dixaine, une douzaine d'oeufs: il ne se dit que pour signifier un acte de dévotion, qui dûre neuf jours. = M. de Wailly dit qu'en poésie, la docte neuvaine signifie les neuf Muses. Je crois que c' est de la vieille poésie; et qu'aujourd'hui cela ne serait bon que dans le burlesque ou le marotique.