noué, ée

NOUÉ, ÉE

(noué, ée) part. passé de nouer
À quoi on a fait un nœud. Une corde nouée.
Ne pouvant voir son visage, il regardait ses beaux cheveux noués, ses habits flottants et sa noble démarche [FÉN., Tél. VII]
Dans la fabrication du velours, point noué, voy. POINT. Terme de blason. Se dit d'un objet qui est entouré d'un nœud d'un autre émail. Se dit aussi de la queue du lion, quand elle est terminée par une houppe.
Fig. Uni par une sorte de nœud. Une amitié nouée entre deux jeunes gens. Une pièce bien nouée, mal nouée, pièce de théâtre dont l'intrigue est bien faite, mal faite.
Synonyme vulgaire de rachitique, le gonflement des extrémités articulaires étant un des symptômes du rachitisme. Cet enfant est noué. Substantivement.
Qui fourmillent de cagneux, de noués [J. J. ROUSS., Ém. I]
Cet homme est noué de goutte, l'humeur de la goutte s'est arrêtée, s'est fixée dans les jointures de ses membres. Fig. Il se dit au moral. Esprit noué. Intelligence nouée.
Fécondé, en parlant des fleurs des arbres à fruit.
Ils [certains oiseaux] se nourrissent de jeunes fruits à peine noués [BUFF., Ois. t. VII, p. 396]
Terme de chasse. Se dit d'une chienne qui est pleine.