noue

NOUE1

(noue) s. f.
Terre grasse et humide qui est une espèce de pré servant à la pâture des bestiaux. Sorte de trou ou de lieu bas où se jettent les eaux des rivières lors de leurs débordements. Les Noues, nom, à Montereau, d'une promenade sur la rive gauche de l'Yonne.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Une noe contenant journée à deux hommes, faucheurs de pré ; laquelle noe est joignant à la riviere d'Arve [DU CANGE, noa.]
  • XVIe s.
    L'arpent de pré sur riviere et à deux herbes, dix sols ; l'arpent d'autre pré et à une herbe, cinq sols ; l'arpent de noe, deux sols six deniers tournois [, Coust. gén. t. II, p. 227]

ÉTYMOLOGIE

  • Norm. noe, prairie marécageuse ; bas-lat. noa et novium. Ce mot paraît être le même que l'ancien français noue, qui signifiait nage, et qui vient de natare, par l'intermédiaire d'une forme latine notare, qui se trouve dans l'italien.

NOUE2

(noue) s. f.
Endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles. La noue cornière est celle où les couvertures de deux corps de logis se joignent. Terme de charpente. Pièce de bois qui reçoit les empannons de deux combles qui se joignent en angle rentrant.
Noue de plomb, table de plomb qui est de toute la longueur de la noue d'un comble d'ardoise.
Espèce de tuile en demi-canal, qui sert à égoutter les eaux.
Terme de paveur. Partie de pavé de forme triangulaire au droit d'un angle rentrant, composée de deux revers au milieu desquels est un ruisseau.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Despense pour reffere la noe dessus la chappelle, qui estoit pourie [, Bibl. des chartes, 5e série, t. III, p. 240]
    Item à mestre Pierre le couvreur, pour ressauder le nock de Nostre Dame [DU CANGE, noccus.]
    Elle getta [un enfant nouveau-né] par un noc estant en la dite chambre, en un jardin d'une sienne voisine [ID., ib.]
  • XVe s.
    Un nolz ou auge de pierre de maubre [ID., ib.]
    Guillotin Barbes avoit getté et mis certaines pierres au no du moulin à fouler draps [ID., noa.]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. noccus, d'une origine germanique : anc. h. allem. nôch, conduit.

NOUE3

(noue) s. f.
Terme de pêche. Se dit des entrailles, du foie et de la langue d'une morue. Vessie à air de morue, qui fait un mets délicat ; elle se trouve le long de l'arête du poisson en dedans. On dit aussi noves (voy. ce mot).

ÉTYMOLOGIE

  • Sans doute l'ancien français noue, nage (voy. NOUE 1).

noue

NOUE. n. f. T. d'Arts. Endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles.

Il se dit aussi d'une Lame de plomb, de zinc ou de cuivre placée à cet endroit.

Il se dit également d'une Tuile creuse servant à l'écoulement des eaux. Les noues d'une lucarne.

noue

NOUE. n. f. Ancien lit d'un cours d'eau où les eaux ont une tendance à revenir en cas de débordements.

Par analogie, il se dit d'une Terre grasse et humide, d'une sorte de pré servant à la pâture des bestiaux.

noûe


NOûE, s. f. [1re lon. 2ee muet.] 1°. Tuile faite en canal pour l'égoût des eaux: "Les noûes d'une lucarne. = 2°. Terre grâsse et humide, qui est une espèce de pré, servant à la pâtûre des bestiaux.