nué, ée

NUÉ, ÉE

(nu-é, ée) part. passé de nuer
Toi que l'on voit porter à l'entour de ton col Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies [LA FONT., Fabl. II, 17]
Or nué, or employé avec de la soie dans un ouvrage de broderie, de sorte que l'or serve comme de fond au tableau. Se dit de certaines fleurs qui ont plusieurs nuances.
L'espèce d'anémone pluchée qu'on appelle albertine est nuée d'incarnat [MORIN, Traité des fleurs, dans RICHELET]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    NUÉ. Ajoutez :
    Fig. en parlant de style.
    Les paroles sont si justes et si bien placées, si pures et si nuées à leur sujet, que je ne craindrai point d'assurer que celui qui les emploie de la sorte possède l'atticisme de la cour [BALZAC, Lett. inédites. XXVII (éd. Tamizey-Larroque)]