oblat

oblat, e

[ ɔbla, at] n. [ du lat. oblatus, offert ]
Personne qui se joint à un monastère sans prononcer de vœux religieux.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

OBLAT

(o-bla) s. m.
Nom qu'on attribuait autrefois aux enfants qui étaient donnés par leurs parents à quelque monastère, et à ceux qui s'y donnaient eux-mêmes, avec leurs biens et quelquefois avec toute leur famille.
Un décret de l'assemblée d'Aix-la-Chapelle [en 817], par lequel il est défendu de tenir des écoles dans les monastères pour autres que pour les oblats, [, Mém. de Trévoux, 1725, t. I, p. 139]
Oblats de l'Église, oblats de la sainte Vierge, titre qui fut donné aux princes normands du midi de l'Italie, qui offrirent leurs possessions à l'Église.
On a donné ensuite le nom d'oblat à une espèce de moine laïque, que le roi mettait dans chaque abbaye de sa nomination, et qui était ordinairement quelque vieux soldat.
Oblat de l'Immaculée Conception, nom d'un ordre fondé au commencement de ce siècle par le P. Mazenod.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Oblat est le soldat ou gendarme pauvre qui au service du roy est demeuré perclus et estropié de l'un de ses membres, en reconnoissance de quoy le roy luy peut assigner ses aliments sur quelques abbayes ou monasteres qui se trouvent de la nature [PASQUIER, Rech. III, 35]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. oblatus, offert (part. passé de offerre), de ob, et latus, porté.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

oblat

OBLAT, ATE. n. T. du langage ecclésiastique. Laïque qui participe, dans une certaine mesure, à la vie d'un ordre religieux. Un oblat bénédictin.

Il se dit aussi d'un Membre de certains ordres religieux. Les oblats de Marie-Immaculée. Les oblats de Saint-François de Sales.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

oblat

Un Oblat de religion, Hierodulus. B.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

oblat


OBLAT, s. m. OBLATION, s. fém. [Obla, blacion.] Le premier, se dit de celui qui est ofert; le second, de l'action d'ofrir. Mais l'emploi d'oblat est restreint à signifier un soldat invalide, qui était autrefois logé, nourri et entretenu dans une Abbaye ou un Prieuré de nomination royale. = Oblation ne se dit que de l'ofrande faite à Dieu.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788