obombrer

(Mot repris de obombrasse)

obombrer

v.t.
Litt. Couvrir d'ombre ; ombrager.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

OBOMBRER

(o-bon-bré) v. a.
Terme mystique. Couvrir d'une ombre. Les anges l'obombraient de leurs ailes.
Dieu m'a fait la grâce de m'obombrer par le P. Lacourbe [, Parole de Mme Guyon, dans Mém. de Mme de Maintenon, par LABAUMELLE, t. IV, ch. 13]
Par extension.
Les ailes de mes anges [Voltaire appelait M. et Mme d'Argental ses anges] m'ont obombré, mon cher et respectable ami ; j'ai le brevet pour Ferney plus favorable que je n'avais osé le demander et l'espérer [VOLT., Lett. d'Argental, 3 juin 1759]
Fig. Éclipser, mettre dans l'ombre (peu usité en ce sens).
M. de Vendôme ne disputa rien à M. du Maine, et il évita sagement d'en être obombré [SAINT-SIMON, 126, 134]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Obombrer [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. obumbrare, de ob, et umbra, ombre.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

obombrer

OBOMBRER. v. tr. Couvrir de son ombre. Il ne s'emploie guère que dans le sens mystique. Les anges l'obombraient de leurs ailes.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

obombrer


OBOMBRER, v. act. Cacher, couvrir. L'Acad. le met sans exemple et sans remarque. Il est vieux et n'est bon que pour le burlesque, ou le jargon des petits-maîtres.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788