obstination

(Mot repris de obstinations)

obstination

[ ɔpstinasjɔ̃] n.f.
Caractère d'une personne obstinée : Son obstination a eu raison des opposants acharnement, entêtement, persévérance, ténacité
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

obstination

(ɔpstinasjɔ̃)
nom féminin
caractère d'une personne qui persévère dans son action, dans ses idées Il poursuit son combat avec obstination.
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OBSTINATION

(ob-sti-na-sion ; en vers, de cinq syllabes ; au XVIe siècle, d'après Bèze, au XVIIe d'après Ménage, on prononçait ostination, ce qui est aujourd'hui la prononciation populaire) s. f.
Action de s'obstiner ; état de celui qui s'obstine.
Je sais quelle est l'humeur et l'esprit d'un chrétien ; Dans l'obstination jusqu'au bout il demeure [CORN., Poly. III, 3]
Mais, après les efforts de cette déférence, Si tu gardes encor la même violence, Peut-être saurons-nous apaiser autrement Les obstinations de ton emportement [ID., la Veuve, III, 3]
Leur obstination s'irrite par les peines [ROTR., St Genest, II, 8]
Croyez-vous l'emporter par obstination ? [MOL., Fâch. II, 4]
J'essayai de lui faire connaître mon motif ; mais ma justification accrut son doute, et il prit mes excuses pour une obstination [PASC., Lett. à Jacqueline, 26 janv. 1648]
L'ignorance présomptueuse, qui est la mère de l'obstination [BOSSUET, États d'oraison, I, 11]
Commendon avait trop d'obstination et d'aigreur [FLÉCH., Commendon, IV, 7]
On voyait [à Paris] des troupes de mendiants, sans religion et sans discipline, demander avec plus d'obstination que d'humilité [ID., Aiguillon.]
On a de la peine à comprendre l'obstination des anciens à croire que la mer Caspienne était une partie de l'Océan [MONTESQ., Esp. XXI, 9]
Touchés des maux qu'enduraient les Français par leur obstination aux guerres civiles [ANQUETIL, Ligue, III, 146]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Il layerent [laissèrent] lo parleir par la grant duresce et la grant obstination des homes k'il veoyent [ST BERN., 527]
  • XVe s.
    Et en toutes ses entreprises n'y avoit point d'effect, et ne faisoit que perdre temps, gens et pays, par ses folles obstinations [JEAN DE TROYES, 1476]
  • XVIe s.
    L'ambition et l'obstination qui estoit en Lysander luy procedoit de la discipline et nourriture laconique [AMYOT, Lysand. 2]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenc. obstinatio ; esp. obstinacion ; ital. obstinazione ; du lat. obstinationem, de obstinare, obstiner.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

obstination

OBSTINATION. n. f. Fait de s'attacher opiniâtrement à une idée, à un sentiment, à une entreprise. Obstination irréductible. Ridicule, étrange obstination. Obstination au mal, dans le mal.

Il signifie aussi Qualité de celui qui s'attache à une idée, à un sentiment, à une entreprise. Il lui a fallu beaucoup d'obstination pour réussir dans son examen. Obstination au travail, à l'étude.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

obstination

Le vice d'obstination et aheurtement, Pertinacia.

Obstination et fermeté de propos, Obstinatio.

Obstination et perseverance le plus souvent en bonnes choses, Peruicacia.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

obstination


OBSTINATION, s. f. OBSTINÉ, ÉE, adj. OBSTINÉMENT, adv. S'OBSTINER, v. réc. [Obstina-cion, en vers ci-on, , né-e, néman, : 3e é fer. dans les 4 dern. — Ménage dit qu'on prononce ostination, osti-né; et c'est ainsi que prononce le peuple à Paris et dans plusieurs Provinces; mais mal.] Opiniâtreté. Opiniâtre. Opiniâtrément. S'opiniâtrer. "Quelle obstination au mal, ou, dans le mal. "Enfant, plaideur, rhume obstiné. "Soutenir obstinément un mensonge. "S'obstiner à une chôse; dans le péché. "La fortune s'obstine à le persécuter. = Obstiné, opiniâtre. Voy. ENTêTÉ.
   REM. Obstination, comme s'obstiner, régit à devant l'infinitif. "Leur obstination à persévérer dans la désobéïssance les rendoit très-criminels. Anon.
   Je voulus m'obstiner à vous être fidèle.
"Oui, je m'obstine à dire, que l'attention opiniâtre à découvrir ce qui est mauvais, n'a pas pour principe l' idée du vrai, du beau, du parfait, mais qu'elle part d'une méchanceté naturelle. MARIN, L'homme Aimable. = Obstiné, s' emploie quelquefois substantivement. "C'est un petit obstiné: "Les obstinés sont bien à charge. = Obstiner, est quelquefois actif. Rendre opiniâtre. "N'obstinez pas cet enfant. "Pourquoi l'avez-vous tant obstiné.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

obstination

Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

obstination

obstinacy

obstination

הקשיה (נ), התעקשות (נ), סרבנות (נ), עיקשות (נ), עקשנות (נ), קשיות עורף (נ), שרירות לב (נ), הִתְעַקְּשׁוּת, סַרְבָנוּת, עִקְּשׁוּת, עַקְשָׁנוּת, שְׁרִירוּת לֵב

obstination

Starrsinn

obstination

porfía

obstination

stædighed

obstination

envishet

obstination

[ɔpstinasjɔ̃] nfobstinacy
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005