oubliance

OUBLIANCE

(ou-bli-an-s') s. f.
Disposition à oublier.
Effaçons, je vous prie, de notre histoire tout ce qui s'est passé depuis quatre mois ; croyons que ce temps-là arriva au siècle des choses fabuleuses, et, pour notre commun contentement, apprenons ensemble l'art d'oubliance [BALZ., liv. III, lett. II]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    La terre d'oublience apele il la douleur d'enfer [, Psautier, f° 106]
    Nel metré mie [je ne le mettrai pas] en obliance [, la Rose, 986]
  • XVIe s.
    L'histoire preserve de la mort d'oubliance les faicts et dicts memorables des hommes [AMYOT, Préf. II, 26]
    L'esprit humain est enclin et fragile pour tomber en oubliance de Dieu [CALV., Instit. 29]
    Tant de noms, tant de victoires et conquestes ensepvelies sous l'oubliance [MONT., I, 171]
    N'ayant aultre droict sur le passé que de l'oubliance [ID., II, 267]
    La souvenance après l'oubliance [P. BELLIER, Trad. de Philon, 1575, in-f°, p. 176]

ÉTYMOLOGIE

  • Oubliant ; provenç. oblidansa ; espagn. olvidança ; ital. oblianza.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

oubliance

OUBLIANCE. n. f. Oubli, faute de mémoire. Il est vieux.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

oubliance

Oubliance, Obliuio.

Oubliance est entrée en leurs cueurs, Cepit animos eorum, vel pectora obliuio.

Venir en oubliance, Obliuionem capere.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606