p

p

[ pe] n.m. inv.
Seizième lettre (consonne) de l'alphabet français.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

P

(pé ; dans l'épellation moderne, on le nomme pe) s. m.
La seizième lettre de l'alphabet et la douzième des consonnes. Le P est une consonne labiale. Ph se prononce f et représente le phi grec.
En typographie, P indiquait le 16e feuillet d'un livre.
Sur les monnaies de France, P indique qu'elles ont été frappées à Dijon.
Les banquiers et les négociants se servent de P, dans les abréviations suivantes : P signifie protesté, ou payé ; A P. à protester ; A. S. P. accepté sous protêt ; A. S. P. C. accepté sous protêt, pour mettre à compte.
5 p. 0/0, cinq pour cent ; p. 00/00, pour mille.
P capital signifie pied, et p minuscule pouce.
En musique, P s'écrit sur les partitions pour piano, doucement ; PP, più piano, plus doucement. PPP, pianissimo, très doucement.
En astronomie, PM, signifie après midi : c'est l'abrégé de pomeridies.
En pharmacie, P signifie pincée.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    P senefie paradis, Et le pere qui para dis [les jours], Ciel et terre et la nuit oscure, [Senefiance de l'ABC, JUBINAL, t. II, p. 282]

ÉTYMOLOGIE

  • P latin ;
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

p

P. n. m. La seizième lettre de l'alphabet. Elle représente une des consonnes. On la nomme Pé. Un grand P. Un petit p.

Dans l'intérieur des mots, entre deux consonnes, il est souvent muet, comme dans Sculpture, Dompteur, Prompt, Temps, Corps. À la fin des mots, il est souvent aussi muet, comme dans Coup, Loup, Galop, Champ. Toutefois, dans Beaucoup et Trop, il peut s'unir à la voyelle initiale du mot suivant. Il y a beaucoup à dire. Il y aurait trop à dire.

Redoublé, à l'intérieur des mots, il a le plus souvent le son simple, comme dans Apparence, Appétit, Opposition, Rapport. Cependant, dans certains mots, surtout d'origine savante, il a un son redoublé comme dans Appétence, Hippodrome.

PH se prononce f. Il est surtout usité pour la formation des mots d'origine grecque, comme Philosophe, Pharmacie.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

p


P, s. m. Pron. ou pe, é fermé, ou e muet. La première manière est l' anciène, l'aûtre est la nouvelle. — C'est la seizième lettre de notre Alphabet, et la douzième des consones. Elle est une des labiales, c. à. d. de celles qui se prononcent avec les lèvres. Sa prononciation a beaucoup de raport à celle du b; ce qui fait que les suisses, en prononçant le français, mettent des p par tout où il y a des b, et prononcent barbare, boire, etc. comme s'il était écrit: parpare, poire, etc. = Les Allemands ont un son correspondant à notre p dans paar, les Anglais dans peace, les Italiens dans pane, les Espagnols dans pan, etc. = Au milieu des mots, le p ne se prononce point dans baptiser, baptême, baptiste et baptistère, quoiqu'il se prononce dans baptismal. — On doit aussi le prononcer dans exemption quoiqu' on ne le prononce pas dans exempter: dans rédempteur, rédemption, septante, septantième, septembre, septennaire, septennal, septentrion, septentrional, septuagénaire, septuagésisme; dans accepter et excepter et leurs dérivés; dans domptable, dompter, dompteur, indomptable, indompté, ademption, contempteur, contemptible. Il ne se prononce pas dans prompt prompte et leurs dérivés. Regn. = Le p est muet à la fin de certains mots, où il n' est conservé que pour l'étymologie, comme dans loup, corps, sept, temps, qu'on prononce lou, côr, set, tan, ou tanz, s'il est suivi d'une voyèle. Plusieurs écrivent même tems, sans p. = Le p final ne se prononce que dans coup, beaucoup, trop, et seulement devant les mots començans par une voyèle: j'ai beaucoup étudié, il est trop heureux; c'est un coup extraordinaire: pron: bo-kou-pétudié, tro-peu-reû, cou-pextraordinère. Dans champ, camp, il ne se prononce pas: on doit le prononcer dans julep, sep, Gap. = Quand le p est redoublé, on n'en prononce qu'un: apprendre, frapper, opposer, etc. etc. aprendre, frapé, oposé. — Richelet, La Touche, l'Ab. Girard, Duclos avaient pris le parti de suprimer le double pp: c' était aussi le sentiment de M. l'Ab. de Saint Pierre et de M. Dumarsais. Il parait que c'est aussi celui de M. de Vailli. Nous avons adopté cette ortographe, et nous pensons par conséquent que ce serait le mieux que tout le monde l'adoptât de même.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

p

πпPeterPppP (pe)
nom masculin invariable
lettre de l'alphabet
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

P

p [pe]
nm inv → P, p
P comme Pierre → P for Peter
abr (=Père) → Fr (=page) → p
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005