péculat

PÉCULAT

(pé-ku-la ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas) s. m.
Profit personnel fait sur des deniers publics par un homme auquel l'administration ou le dépôt en est confié.
Le péculat est naturel dans les États despotiques [MONTESQ., Espr. V, 15]
Dans les temps que les mœurs des Romains étaient pures, il n'y avait point de loi particulière contre le péculat [ID., ib. XXIV, 23]
Il [Fouquet] fut conduit comme un criminel d'État à Paris, où l'on érigea un tribunal pour lui faire son procès, qui commença par les accusations de péculat et de crime d'État [DUCLOS, Œuv. t. X, p. 266]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ils supplierent l'assemblée de casser et abroger les lois du peculat et de repetundis [, Sat. Mén. p. 193]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. peculatus, de peculium, lequel à son tour vient de pecus, bétail (voy. PÉCULE).
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

péculat

PÉCULAT. n. m. Vol des deniers publics fait par ceux qui en ont le maniement et l'administration. Le crime de péculat. Être accusé de péculat.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

péculat


PÉCULAT, s. m. PÉCULE, s. m. [Pé-kula, Pékule: 1re é fer.] Le 1er se dit du vol des deniers publics fait par ceux qui en ont le maniement ou l'administration. Le crime de péculat. "Le péculat est un crime capital. "Être acusé de péculat. = Le 2d se dit de ce qu'a acquis par son travail, son industrie et son épargne celui qui est en puissance d'autrui. "Les enfans de famille peuvent disposer de leur pécule. "Il est défendu à la plupart des Religieux d'avoir un pécule.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788