patent, ente

PATENT, ENTE

(pa-tan, tan-t') adj.
Évident, manifeste. Un fait patent.
Autrefois, acquit patent, brevet du roi scellé du grand sceau, portant gratification d'une somme d'argent et servant d'acquit et de décharge à celui à qui il s'adressait. Ancien terme de chancellerie. Lettres patentes, voy. LETTRE, n° 16. Lettres patentes, se dit encore aujourd'hui de certains actes de l'autorité souveraine.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Aucunes choses qui ne sont pas trop patentes [ORESME, Eth. 136]
  • XVe s.
    De tous ces dons.... on fit instruments publics et authentiques, pour demeurer les choses au temps avenir en droit, et pour estre plus authentiques et patentes à ceux qui en orront parler [FROISS., II, II, 50]
  • XVIe s.
    Les mandements et acquicts patents du tresorier de l'espargne.... [CARLOIX, V, 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. patentem, de patere, être ouvert ; mot en rapport avec le grec, étendre.