pelletier, ière

PELLETIER, IÈRE

(pè-le-tiè, tiè-r') s. m. et f.
Celui, celle qui fait et vend des fourrures.

PROVERBES

  • Tous les renards se trouvent à la fin chez le pelletier, c'est-à-dire les gens de mauvais métiers finissent par être pincés.
  • On donne assignation pour se revoir chez le pelletier, c'est-à-dire il y a un rendez-vous commun qui est le tombeau.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Tuit li vallet frepier, tuit li vallet gantier, et tuit li vallet peletier doivent chascun, chascun an, un denier au mestre des frepiers [, Liv. des mét. 199]
  • XIVe s.
    La cousture [suture chirurgicale] doit estre faite si com les peletiers cousent leur peaus [H. DE MONDEVILLE, f° 40]
  • XVIe s.
    Et sont ceux du mestier toujours attrapés tost ou tard : car les renards se trouvent tous à la fin chez le pelletier [DESPER., Contes, LXXXIII]

ÉTYMOLOGIE

  • Anc. franç. pel, peau, par le suffixe tier qui se trouve aussi dans bijou-tier, grainetier, etc. et qui représente etier, correspondant aux diminutifs et, ette. L'ancienne langue avait aussi pelicier, formé directement de pelisse, et qui se trouve encore dans le patois du Berry.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877