perdition

(Mot repris de perditions)

perdition

n.f. [ du lat. perditio, perditionis, perte ]
1. Ruine morale : Un lieu de perdition de débauche
2. État de péché menant à la ruine de l'âme.
En perdition,
se dit d'un navire en danger de faire naufrage ; fig., se dit d'une entreprise menacée d'être anéantie.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

perdition

(pɛʀdisjɔ̃)
nom féminin
1. en danger un navire en perdition
2.
lieu de plaisirs jugés immoraux Il passe ses nuits dans des lieux de perdition.
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PERDITION

(per-di-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
Action de perdre, de ruiner.
Que ceux qui tyrannisent votre peuple, tombent dans la perdition ! [SACI, Bible, Ecclésiastiq. XXXVI, 11]
La perdition du Rhône, le lieu où le Rhône se perd. Terme de marine. Être en perdition, être en danger de se jeter à la côte, en danger de naufrage.
Les coups de canon me firent frémir ; je ne pouvais douter qu'ils ne fussent les signaux de détresse d'un vaisseau en perdition [BERN. DE ST-P., Paul et Virg.]
Action de perdre, de dissiper. Tout son bien s'en va en perdition.
État d'une personne qui est hors de la croyance de l'Église et de la voie du salut.
Il conduit l'homme dans la voie de perdition [PASC., Juifs, 31, éd. FAUGÈRE.]
Dans le chemin large et spacieux qui mène à la perdition [BOURDAL., Sévérité évang. 2e avent, p. 425]
Dans l'Écriture sainte, le fils de perdition, Judas ; l'enfant de perdition, l'Antechrist. Fig. Enfant de perdition, homme qui se perd et perd les autres.
Vous en avez menti, enfant d'Escobar et de perdition, vous prêchez ici l'erreur et le mensonge [VOLT., Dial. X]
Fig. et familièrement. Lieu de perdition, lieu où l'on ne peut vivre, où tout va mal.
S'il est possible d'achever, dans cette terre de perdition, le monument [l'Encyclopédie] que nous avions commencé d'élever à la gloire des lettres [D'ALEMB., Lettr. à Voltaire, 8 fév. 1757]
Après nous être arrêtés dans un lieu de perdition et d'ennui tel que l'opéra [GRIMM, Corresp. t. I, p. 125]

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Guene est turnet à perdiciun grant [, Ch. de Rol. CCXCI]
  • XIIIe s.
    Prelaz, li tiens estas est de perfecion ; Venial vice en toi te sunt perdicion [J. DE MEUNG, Test. 586]
  • XIVe s.
    Ahi ! Gaufrois, dist-il, quelle perdition T'avient à che jourd'hui, et grant confusion ! [, Baud. de Seb. IX, 183]
  • XVe s.
    Temps sans cremeur [crainte], temps de perdicion, Aage tricheur, tout va desloiaument [E. DESCH., Du temps présent.]
    Les capitaines ne vouloient hazarder ceste compagnie, craignant que, s'ils la perdoient, ce ne fut la perdition du roy [COMM., III, 4]
  • XVIe s.
    La langue est aucunes fois vulnerée, avecques perdition de substance [PARÉ, VIII, 28]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. perdicio ; espagn. perdicion ; ital. perdizione ; du lat. perditionem, de perditum, supin de perdere, perdre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    PERDITION. Ajoutez :
    Il s'est dit pour perte de quelque objet.
    Je ne plains point les endroits [d'un ouvrage] qui se perdront ; et, quand tout le livre périrait, je me consolerais aisément de sa perdition, pourvu que je ne fusse point obligé d'en faire un autre [BALZAC, Lett. inédites, CXXII, éd. Tamizey-Larroque]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

perdition

PERDITION. n. f. Dégât, dissipation. Tout son bien s'en va en perdition. Dans ce sens, il est populaire et il a vieilli.

En termes de Marine, Vaisseau en perdition, Vaisseau qui est en danger de périr.

PERDITION s'emploie surtout dans le langage de la Dévotion et désigne l'État d'une personne qui perd son âme. Il est dans la voie de perdition, dans un état de perdition. Toute cette intrigue est une oeuvre de perdition, un ouvrage de perdition.

Il s'emploie aussi comme synonyme de Perte, de ruine morale. Cette femme va à sa perdition. Un lieu de perdition.

Dans l'Écriture sainte, Le fils de perdition, Judas; et L'enfant de perdition, L'antéchrist.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

perdition

Perdition, Amissio, Perditio, Disperditio.

Mener à perdition, Adducere ad nequitiam.

Si tout devoit aller à perdition et confusion, Omnia permisceri mallent, B.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606
Traductions

perdition

loss, perdition

perdition

滅亡

perdition

perdition

perdition

[pɛʀdisjɔ̃] nf
(morale)ruin
lieu de perdition → den of vice
en perdition (NAVIGATION) → in distress
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005