plâtré, ée

PLÂTRÉ, ÉE

(plâ-tré, trée) part. passé de plâtrer
Garni de plâtre. Cloison plâtrée. Fig.
Il arrive à l'auteur comme à ceux qui bâtissent mal ; c'est un ouvrage plâtré ; et ce qu'ils soutiennent d'un côté retombe de l'autre [BOSSUET, Préf. sur l'instr. pastor. de M. de Cambrai, 16]
Vins plâtrés, vins que l'on clarifie à l'aide du plâtre. Les vins plâtrés ne contiennent point de plâtre, parce que celui-ci est décomposé par le tartre du vin.
Fig. Fardé, peint.
Aussi ne vois-je rien qui soit plus odieux Que le dehors plâtré d'un zèle spécieux [MOL., Tart. I, 6]
Que de vertus chimériques et plâtrées, dont nous recevons plus de confusion que de nos vices mêmes reconnus de bonne foi et confessés ! [BOURDAL., Jugem. dern. 1er avert. p. 80]
Paix, réconciliation plâtrée, peu sincère.
Gacé acheva de tout gâter par M. de Cavoie, et il fallut courir vitement à une paix plâtrée pour éviter une mortification [SÉV., 19 oct. 1689]