politique

1. politique

adj. [ gr. politikos, de polis, ville ]
1. Relatif à l'organisation du pouvoir dans l'État, à son exercice : Une réforme politique.
2. Litt. Se dit d'une manière d'agir habile et calculée ; se dit de qqn qui agit ainsi : Une invitation toute politique intéressé ; désintéressé
Homme, femme politique,
personne qui s'occupe des affaires publiques, qui fait de la politique.
Prisonnier politique,
personne emprisonnée pour des motifs politiques (par opp. à prisonnier de droit commun) [on dit aussi un, une politique].
n.
1. Homme, femme politique.
2. Prisonnier politique.
n.m.
Ce qui est politique : Le politique et le social.

2. politique

n.f. [ de 1. politique ]
1. Art de gouverner un État ; science et pratique du gouvernement : La politique intérieure.
2. Manière d'exercer l'autorité dans un État ; moyens mis en œuvre par un gouvernement : Une politique conservatrice. Une audacieuse politique sociale.
3. Manière concertée d'agir, de conduire une affaire : La politique commerciale d'une entreprise stratégie

POLITIQUE1

(po-li-ti-k') adj.
Qui a rapport aux affaires publiques.
Il est certain, et les peuples s'en convaincront de plus en plus, que le monde politique, aussi bien que le physique, se règle par poids, nombre et mesure [FONTEN., Montmort.]
Qu'on ne dise donc plus que nos législateurs, Pour nous donner un frein devenus imposteurs, Nous ont transmis d'un Dieu la fable politique [BERNIS, Relig. veng. III]
Lorsque l'Esprit des lois parut en 1750, les ouvrages de Melon, de Dutot, de Cantillon, de l'abbé de Saint-Pierre étaient les seuls livres français sur les sciences politiques qui fussent entre les mains des gens de lettres [VOLT., Polit. et lég. Préface des éditeurs (éd. de 1785).]
Je serais d'avis de ne donner au public qu'une partie des instructions de Louis XIV au roi d'Espagne ; je voudrais que le public ne vît que les conseils vraiment politiques dignes d'un roi de France et d'un roi d'Espagne [ID., Lett. Noailles, 28 juill. 1752]
Et ne sais-je pas, ajoute-t-il, que militairement Moscou ne vaut rien ? mais Moscou n'est point une position militaire, c'est une position politique ; on m'y croit général, quand j'y suis empereur [SÉGUR, Hist. de Nap. VIII, 10]
L'intérêt politique, Pour lui, comme pour tous, est un mot sans réplique [C. DELAV., Popularité, III, 1]
Droit politique, les lois qui règlent les formes du gouvernement. Droits politiques, droits en vertu desquels un citoyen participe au gouvernement. Domicile politique, voy. DOMICILE. Économie politique, voy. ÉCONOMIE. Arithmétique politique, voy. ARITHMÉTIQUE.
Qui résulte de l'opinion sur les affaires publiques. Parti politique. Haines politiques.
Les premiers comiques latins hasardèrent la satire personnelle, mais jamais la satire politique [MARMONTEL, Œuv. t. VI, p. 155]
J'aime à fronder les préjugés gothiques Et les cordons de toutes les couleurs ; Mais, étrangère aux excès politiques, Ma liberté n'a qu'un chapeau de fleurs [BÉRANG., le Nouveau Diogène.]
Un serment politique est toujours un serment [C. DELAV., la Popularité, I, 8]
Je suis, et je m'en pique, Son père, entendez-vous ? son père politique : Je suis son électeur [ID., ib. I, 11]
Qui s'occupe des affaires publiques, qui y prend part, en parlant des hommes.
Les hommes politiques ont aussi leur coquetterie : un front en coupole, un regard fascinateur, une attitude dominatrice, un teint pâle attestant des veilles ; tels sont les mâles attraits qu'ils aiment à exhiber [CH. DE BERNARD, Un homme sérieux, § IV]
Par extension, qui a rapport à la conduite des affaires privées.
Dites-moi un petit mot de mes affaires ; êtes-vous toujours dans le même raisonnement politique qui vous fit préférer le receveur au fermier ? [SÉV., à Guitaut, 20 avr. 1683]
Fig. Qui est fin et adroit, prudent et réservé.
Les dominicains sont trop puissants, me dit-il, et la société des jésuites est trop politique pour les choquer ouvertement [PASC., Prov. II]
Il est politique, mystérieux sur les affaires du temps [LA BRUY., VI]
Quoique je fusse bien aise au fond de l'âme de devenir page d'un grand, je fus assez politique pour cacher ma joie [LE SAGE, Estev. Gonz. X]
Il se dit aussi des choses.
Ils couvrent leur prudence humaine et politique du prétexte d'une prudence divine et chrétienne [PASCAL, Prov. V]
Le chancelier Séguier, par sa politique conduite, s'assura pour toujours la faveur de la reine [SAINT-SIMON, 9, 105]
Vers politique, vers usité chez les Grecs de l'époque byzantine et de l'époque moderne, et qui se mesure non par la quantité, mais par le nombre des syllabes.
S. m. Celui qui s'applique à la connaissance des affaires publiques, du gouvernement des États.
Peut-être qu'après tout ces croyances publiques Ne sont qu'inventions de sages politiques [CORN., Poly. variante, IV, 6]
Un roi qui s'y résout est mauvais politique [ID., Pomp. I, 2]
Les politiques ne se mêlent plus de deviner ses desseins [de Louis XIV] [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Que ne lui promit-on pas dans ces besoins ! mais quel fruit lui en revint-il, sinon de connaître par expérience le faible des grands politiques, leurs volontés changeantes ou leurs paroles trompeuses ? [ID., Anne de Gonz.]
Content de remarquer des actions de vertu dont les sages auditeurs puissent profiter, ma voix n'est pas destinée à satisfaire les politiques ni les curieux [ID., ib.]
J'admire le langage des politiques : à les entendre, c'est toujours la raison, c'est l'équité toute pure qui les conduit ; à les voir agir, il est clair que l'intérêt seul ou l'ambition est leur règle et leur guide [ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. V, p. 504, dans POUGENS]
Il n'y a que le faible qui trompe ; le vrai politique est celui qui joue bien et qui gagne à la longue ; le mauvais politique est celui qui ne sait que filer la carte, et qui tôt ou tard est reconnu [VOLT., l'ABC (12e entretien).]
Membre d'un parti formé pendant la ligue par des personnes qui, écartant la question religieuse, ne demandaient, disaient-elles, que des réformes politiques. S'est dit aussi d'un parti qui était guidé par ces mêmes principes, pendant les troubles d'Angleterre.
Celui qui a une conduite adroite, prudente, rusée.
Ces fins politiques [les jésuites] se gardèrent bien de réclamer.... [SAINT-SIMON, 86, 121]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Une fortitude appellée politique ou civille [ORESME, Eth. 83]
  • XVe s.
    Les princes, les seigneurs et capitaines, qui ont les citez et les grans peuples en gouvernement, ont charge politique [, le Jouvencel, f° 3, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Ceux qui estoient plus politiques preschoient à haute voix qu'il n'y avoit rien plus dangereux en une republique que la nouveauté de religion [CASTELN., 79]
    Il n'est pas qu'en nos derniers troubles le party catholique ne fut encore subdivisé en politique (que l'on estimoit de pire condition que le huguenot, parce qu'il plaidoit pour la paix) et le ligueur [PASQUIER, Rech. VIII, p. 739, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. politicus, le grec vient de ville, cité ; sanscrit, pur, s. f. pura, s. n. purî, s. f. ville, rapportés à la racine pri (i long), emplir, qui est dans puru et dans le grec, beaucoup. Du grec, ville, voudrait donc dire la foule, la multitude.

POLITIQUE2

(po-li-ti-k') s. f.
La science du gouvernement des États.
S'ils [Platon et Aristote] ont écrit de politique, c'était comme pour régler un hôpital de fous [PASC., Pens. VI, 52, éd. HAVET.]
Il ne fallait qu'ouvrir l'entrée des affaires d'État à un génie si perçant, pour l'introduire bien avant dans les secrets de la politique [BOSSUET, le Tellier.]
La politique de l'homme consiste d'abord à tâcher d'égaler les animaux, à qui la nature a donné la nourriture, le vêtement et le couvert ; ces commencements sont longs et difficiles [VOLT., Dict. phil. Politique.]
La politique, espèce de morale d'un genre particulier et supérieur, à laquelle les principes de la morale ordinaire ne peuvent quelquefois s'accommoder qu'avec beaucoup de finesse [D'ALEMB., Disc. prélim. Encycl. Œuv. t. I, p. 218, dans POUGENS.]
Fig.
Il n'appartenait qu'au Sauveur et à la politique du ciel de nous bâtir une ville qui fût véritablement la ville des pauvres [BOSSUET, Sermons, Septuag. I]
Voilà donc le mystère du conseil de Dieu, voilà cette grande maxime d'État de la politique du ciel : Dieu nous a formés dans le temps pour nous faire passer dans l'éternité [ID., Variantes du 2e sermon sur la Providence, dans GANDAR, p. 156]
Traité de politique. La Politique d'Aristote.
L'art de gouverner un État, et de diriger ses relations avec les autres États.
Et si jamais je règne, on verra la pratique D'une si salutaire et noble politique [CORN., Nicom. III, 1]
Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie ; et la politique qui ne consiste qu'à répandre le sang est fort bornée et de nul raffinement [LA BRUY., X]
Cette ruse n'était qu'un mensonge ; mais la politique est-elle autre chose que l'art de mentir à propos ? [VOLT., Ann. Emp. Ferdinand III, Paix de Westph.]
La politique dit à la philosophie et au fanatisme : Vivons tous trois ensemble comme nous pourrons [ID., Dict. phil. Polythéisme]
Guillaume III était né avec de grands talents pour la guerre, et des talents encore plus grands pour ce que nous appelons communément la politique [CONDIL., Étud. hist. II, 4]
L'art de la guerre, qui est l'art de détruire les hommes, comme la politique est celui de les tromper [D'ALEMBERT, Mélanges de littérature, t. V, § VI]
L'émotion d'une assemblée, quoique moins nombreuse et plus assouplie que la nôtre aux combinaisons de l'insidieuse politique, en décida [de la guerre] [MIRABEAU, Collection, t. III, p. 321]
Puis il [Napoléon] s'écrie qu'en politique il ne faut jamais reculer, ne jamais revenir sur ses pas ; se bien garder de convenir d'une erreur ; que cela déconsidère ; que, lorsqu'on s'est trompé, il faut persévérer, que cela donne raison [SÉGUR, Hist. de Nap. VIII, 10]
Système particulier qu'adopte un gouvernement, direction donnée aux affaires de l'État. Principes politiques. La politique de tel journal.
Si j'ai bien entendu tantôt ta politique [CORN., Cinna, V, 1]
Par politique, par des motifs politiques.
Que c'est un sort cruel d'aimer par politique [CORN., Sertor. I, 3]
Se dit des affaires publiques, des événements politiques. Rien de nouveau en politique. Politique intérieure. Politique extérieure.
Le sage revient aisément à soi ; et il y a dans la politique comme dans la religion une espèce de pénitence plus glorieuse que l'innocence même, qui répare avantageusement un peu de fragilité par des vertus extraordinaires et par une ferveur continuelle [FLÉCH., Turen.]
Parler politique, causer sur les affaires politiques.
Par extension, règles de conduite particulière de chacun dans sa famille, dans ses affaires.
Vous me décidez entièrement en faveur de Boucart [un fermier] : je vois que la politique m'engage à suivre dans cette occasion les conseils de celui que j'ai mis à la tête de mes affaires [SÉV., à Guitaut, 9 avr. 1683]
Je regrette de ne vous avoir pas assez vue, et d'avoir eu de cruelles politiques qui m'ont ôté quelquefois ce bonheur [ID., à Mme de Grignan, 12 juill. 1671]
Fig. La manière adroite dont on se sert pour arriver à ses fins.
La clémence des princes n'est souvent qu'une politique pour gagner l'affection des peuples [LA ROCHEFOUC., Réflex. 15]
Sachez que leur objet [des jésuites] n'est pas de corrompre les mœurs ; ce n'est pas leur dessein ; mais ils n'ont pas aussi pour unique but celui de les réformer ; ce serait une mauvaise politique [PASC., Prov. v]
Cette malheureuse politique qui nous fait avoir pour les grands une complaisance si aveugle [BOURDAL., Myst. Passion de J. C. t. I, p. 285]
Elle [Mme du Châtelet] regarde l'amitié comme un nœud si sacré, que la moindre ombre de politique en amitié lui paraît un crime [VOLT., Lett. Thiriot, 7 janv. 1739]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Politique, ce est à dire le governement des citez, qui est la plus noble et haute science et li plus nobles offices qui soit en terre, selonc ce que politique comprent generaument toutes les ars qui besoignent à la communité des homes [BRUN. LATINI, Trésor, p. 575]
  • XIVe s.
    Et encore est il plus convenable à celui qui veult savoir politiques que il ait connaissance de l'ame [ORESME, Eth. 29]

ÉTYMOLOGIE

  • Politique 1 ; le grec sous-entends, l'art politique.

politique

POLITIQUE. adj. des deux genres. Qui a rapport aux affaires publiques, au gouvernement d'un État, ou aux relations mutuelles des divers États. Maxime politique. Discours politique. Ouvrage politique. Réflexions politiques. Délit politique. Les événements, les affaires, les nouvelles politiques. Les partis politiques. Cet événement aura une répercussion politique qu'on n'avait pas prévue. Un journal politique et littéraire.

Droit politique, Les lois qui règlent les formes du gouvernement, qui déterminent les rapports entre l'autorité et les citoyens ou les sujets.

Droits politiques, Droits en vertu desquels un citoyen participe au gouvernement. Exercer ses droits politiques. Être déchu, privé de ses droits politiques. Le droit de concourir à l'élection des députés est un droit politique.

Domicile politique, Celui où l'on exerce ses droits politiques.

Économie politique, Science qui traite de la formation, de la distribution et de la consommation des richesses dans les États. Traité d'économie politique.

Homme politique, Homme qui s'occupe de politique, des affaires publiques.

POLITIQUE se dit encore d'un Homme fin et adroit, qui s'accommode à l'humeur des personnes qu'il a intérêt de ménager; d'un homme prudent et réservé, qui s'observe dans ses paroles et dans ses actions. Il est trop politique pour se brouiller avec un homme en laveur. Il est politique dans tout ce qu'il dit et dans tout ce qu'il fait. Il ne nous dira pas ce qu'il pense sur cette affaire; il est trop politique. En ce sens, il se prend souvent avec une nuance de blâme.

Il se dit aussi adjectivement, dans le même sens, en parlant des Choses. Sa conduite entre les deux partis a été très politique. Il a des ménagements politiques pour les gens qui en méritent le moins.

politique

POLITIQUE. n. m. Celui qui s'occupe des affaires publiques, du gouvernement des États. C'est un grand politique, un habile, un profond politique. C'est un politique consommé. Les politiques les plus lins étaient d'un autre avis.

politique

POLITIQUE. n. f. L'art de gouverner un État et de diriger ses relations avec les autres États. Dangereuse politique. Politique tortueuse. Politique sage et prévoyante. En bonne politique, il fallait faire ce qu'il a fait. La politique des Romains différait en plusieurs points de celle des Grecs. Il était dans sa politique, il était de sa politique de ménager un si puissant ennemi.

POLITIQUE désigne aussi la Connaissance de tout ce qui a rapport à l'art de gouverner un État et de diriger ses relations extérieures. Étudier la politique. Il s'adonne à la politique. Il écrit sur la politique. Il ne parle que de politique. Pénétrer les secrets de la politique. Il n'entend rien à la politique, en politique.

Il se dit aussi des Affaires publiques, des événements politiques. Parler politique. Politique intérieure. Politique extérieure. La politique absorbait alors l'attention générale.

Il désigne encore la Manière avisée dont on se conduit, dont on conduit une affaire. Sa politique en cette affaire a été d'inspirer confiance au public.

politique


POLITIQUE, adj. et subst. POLITIQUEMENT, adv. POLITIQUER, v. n. [Politike, keman, : 4e e muet aux deux prem. é fer. au 3e.] Politique, s. f. est l'art de gouverner un État. Bone ou méchante, faûsse, dangereuse politique. — Par extension, la manière adroite dont on se conduit dans les afaires. "Il a de la politique. = S. m. Qui s'aplique à la conaissance des afaires politiques, qui les entend, "Un grand, un habile, un profond politique. = Homme fin et adroit, ou réservé et dissimulé. "Il est politique dans tout ce qu'il dit. "C'est un politique. "Il est trop politique pour avoir fait une telle imprudence. = Adj. Il se dit des chôses; qui concerne le gouvernement d'un État. "Gouvernement, maxime, réflexion politique. Discours politique, etc.
   POLITIQUEMENT: 1°. Selon les règles de la politique. "Ce n'est pas agir politiquement que de laisser agrandir son énemi. "C'est quelquefois agir politiquement, que de pardoner aux rebelles. = 2°. D'une manière fine et adroite. "Il agit politiquement en toutes chôses.
   POLITIQUER, ne signifie que raisoner sur les afaires publiques. Il s'amuse à politiquer. st. fam.

Synonymes et Contraires

politique

adjectif politique
Qui montre de la diplomatie.

politique

nom féminin politique

politique

nom masculin politique
Homme politique.
homme d'État, politicien -familier: politicailleur, politicard.
Traductions

politique

(pɔlitik)
adjectif
qui concerne le gouvernement d'un pays, le pouvoir un homme politique un parti politique

politique

Politik, politischpolitics, policy, political, politic, politicianpolitiek, beleid, staatkunde, diplomatiek, voorzichtigאיש מפלגה (ז), מדינאות (נ), מדיני, מדיניות (נ), מפלגתי (ת), פוליטי (ת), פוליטיקאי (ז), פוליטיקה (נ), מִפְלַגְתִּי, מְדִינָאוּת, מְדִינִי, מְדִינִיּוּת, פּוֹלִיטִי, פּוֹלִיטִיקַאי, פּוֹלִיטִיקָהπολιτική, πολιτικόςpolítica, políticopolitica, politicoسِيَّاسِيّ, عِلْمُ السِّياسَةpolitický, politikapolitik, politiskpoliittinen, politiikkapolitički, politika政治, 政治の정치적인, 정치학politikk, politiskpolityczny, politykapolítica, políticoполитика, политическийpolitik, politiskการเมือง, ที่เกี่ยวกับการเมืองpolitik, politikachính trị政治, 政治的политика政策
nom féminin
1. pratique du pouvoir, gouvernement d'un pays la politique étrangère d'un pays faire de la politique
2. stratégie, manière de diriger qqch la politique commerciale d'une entreprise

politique

[pɔlitik]
adjpolitical
un homme politique → a politician
nf
(= science, activité) → politics sg
La politique ne l'intéresse pas du tout → He's not at all interested in politics.
(= principes, tactique) → policy, policies pl
nm (= politicien) → politician
politique de l'autruche nfostrich-like approach
politique étrangère nfforeign policy