portefaix

portefaix

[ pɔrtəfɛ] n.m. [ de 1. porter et faix ]
Anc. Homme dont le métier était de porter des fardeaux.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

PORTEFAIX

(por-te-fè ; l'x se lie : un por-te-fê-z adroit ; au XVIIe siècle, Chifflet remarque, Gramm. p. 218, que l'x ne se lie pas) s. m.
Homme dont le métier est de porter des fardeaux.
Il [Salomon] ordonna des portefaix au nombre de soixante et dix mille hommes et quatre-vingt mille pour tailler les pierres dans les montagnes [SACI, Bible, Paralip. II, II, 2]
Démocrite prit pour disciple Protagoras, un de ses concitoyens ; il le tira de la condition de portefaix, pour l'élever à celle de philosophe [DIDER., Opin. des anc. philos. Éléatiques]
Fig. Homme grossier et brutal.
Portefaix d'en haut, d'en bas, les deux points d'appui du grand ressort d'un métier à bas.

REMARQUE

  • Au mot gagne-denier, l'Académie écrit porte-faix.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Item à ung portefays qui porta en une hote.... [, Bibl. des chartes, 4e série, t. I, p. 169]
  • XVIe s.
    Il feroit beau voir que nous eussions fait un composé pour un crocheteur en l'appelant portefaix, et que.... [H. EST., Précell. p. 124]

ÉTYMOLOGIE

  • Porter, faix.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    PORTEFAIX.
    Ajoutez :
  • Par extension.
    Quant au caractère d'esprit que je demanderais [chez des élèves en diplomatie], j'avoue que j'aimerais mieux, du côté de la vivacité, qu'ils en eussent moins que plus, pourvu qu'ils fussent laborieux et qu'ils ne fussent pas des portefaix de littérature, qui, chargés de grec, de latin, d'histoire, ne savent faire aucun usage de leurs connaissances [M. DE TORCY, dans Rev. critique, 20 févr. 1875, p. 124]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

portefaix

PORTEFAIX. n. m. Celui qui fait métier de porter des fardeaux.

Il désigne aussi, par extension, un Homme brutal et grossier.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

portefaix

Portefaix, m. acut. Est celuy qui gaigne sa vie à porter hardes ou autres choses sur son dos de lieu à autre, Dossuarius homo, Baiulus.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

portefaix


PORTEFAIX, s. m. PORTEUR, EUSE, s. m. et f. Celui ou celle dont le métier est de porter quelque fardeau. "Il y a des porteurs et des porteûses dans les marchés. Portefaix ou Crocheteur, se dit de celui qui porte de grands fardeaux; porteur, de celui qui en porte de moindres. Pour un panier de fruit, on n'a pas besoin d'un portefaix, mais d'un porteur ou d'une porteûse. Pour le féminin, on ne dit que le dernier, et portefaisse est un mot si ridicule, qu'il est étonant qu'un seul homme l'ait employé. Cependant il l'a été plus d'une fois, et il l'est encôre par des étrangers et des Provinciaux.
   PORTEUR, se dit ordinairement tout seul, pour porteur de chaise. "Alez-moi chercher des porteurs. "Elle a deux laquais porteurs. = On dit, avec le régime: porteur, porteûse d'eau; porteur de charbon, de blé, de sel, etc. — Dans le comerce, porteur de lettre de change, de billet: billet payable au porteur, à celui qui le présente. = On dit familièrement, porteur de bones ou de mauvaises nouvelles. Et Mde. Dacier a dit: des oiseaux porteurs de présages.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

portefaix

[pɔʀtəfɛ] nm invporter
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005